Maroc intempéries : 11 morts dans les dernières intempéries et 177 maison détruites

Maroc intempéries : 11 morts dans les dernières intempéries et 177 maison détruites

Onze personnes sont décédées dans les intempéries des derniers jours au Maroc, une semaine après une précédente tempête qui avait fait au moins 36 morts, a annoncé lundi soir la chaîne publique 2M, citant une « source autorisée », en l’absence de bilan officiel.

Auparavant, la presse écrite avait évoqué jusqu’à sept morts à la suite de ces pluies torrentielles, les pires des « trente dernières années », selon le quotidien L’Economiste.

De vendredi à dimanche, le Sud marocain a effectivement enregistré des précipitations record: il est tombé dans certains secteurs l’équivalent d’une année de pluie, comme à Agadir, la grande station balnéaire du pays (plus de 250 mm de précipitations).

Ces intempéries, qui ont pris fin lundi matin, ont entraîné de nouvelles crues impressionnantes d’oueds (rivières) et des dégâts considérables, en particulier à Guelmim (200 km au sud d’Agadir), déclarée « zone sinistrée ».

Aucun bilan humain n’a été officiellement publié à l’échelle nationale.

« Une autre catastrophe: les inondations font sept décès », a toutefois titré le quotidien arabophone Al Massae, selon lequel deux collégiennes sont mortes noyées vendredi à Azilal, dans l’Atlas.

Un adolescent est également décédé, emporté par l’oued Imintanout, au sud-ouest de Marrakech, tandis que vers Figuig (sud-est) une femme et son enfant sont morts dans l’effondrement de leur maison, a ajouté Al Massae.

Akhbar al Yaoum a pour sa part fait état d’un bilan d’au moins cinq morts.

Les dégâts matériels se chiffrent, eux, à « des milliards » de dirhams (soit des centaines de millions d’euros), a noté Al-Ittihad Al Ichtiraki.

Plusieurs milliers d’habitations ont été totalement ou partiellement détruites, de multiples routes coupées et le réseau électrique endommagé, selon les autorités.

Lundi matin, au moins 250 villages étaient encore « enclavés » et faisaient l’objet de « ravitaillements ».

D’après 2M, un « pont aérien » a notamment été mis en place entre Guelmim et Sidi Ifni (sud-ouest) « pour porter assistance aux populations encerclées par les crues ».

A Guelmim même, ville aux portes du Sahara déjà éprouvée le week-end précédent avec près d’une trentaine de morts, des quartiers entiers ont été submergés après la rupture de digues.

A la demande du roi Mohammed VI, le ministre de l’Intérieur Mohammed Hassad s’est rendu sur place durant le week-end.

« La priorité sera donnée à la réouverture des routes, au rétablissement du courant électrique, à l’approvisionnement en eau potable et à la continuité des services de santé », a déclaré la préfecture de Guelmim, d’après laquelle plusieurs centaines de personnes sont temporairement sans domicile et ont été pris en charge.

Critiquées à l’issue du précédent épisode pluvieux, du fait du lourd bilan humain (au moins 36 morts), les autorités avaient placé certaines zones en « alerte maximale » dès vendredi.

Critiquées à l’issue du précédent épisode pluvieux, les autorités avaient placé certaines zones en « alerte maximale » dès vendredi.


l’effondrement de 117 vieilles bâtisses

Les fortes précipitations qui se sont abattues vendredi et samedi derniers sur la province de Tata ont provoqué l’effondrement de 117 vieilles bâtisses, selon un bilan provisoire établi par les autorités locales.

Ces précipitations exceptionnelles ont aussi causé de graves dégâts à quatre ponts et provoqué l’effondrement partiel d’une vieille mosquée dans la commune rurale de Sidi Abdellah ben Mbarek (Akka) ainsi que de trois pilons de haute tension.

Les crues et les fortes précipitations ont également causé la mort de quarante-huit caprins, ajoute la même source.

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