Maroc : Un Français arrêté sur des soupçons « d’appartenance à un réseau terroriste »

Maroc : Un Français arrêté sur des soupçons « d’appartenance à un réseau terroriste »

Un Français, dont l’identité n’est pas précisée, a été arrêté samedi à Rabat sur des soupçons « d’appartenance à un réseau terroriste », ont annoncé dimanche les autorités marocaines, ajoutant qu’il faisait l’objet d’un mandat d’arrêt international.

Les membres du « réseau terroriste » dont ferait partie le ressortissant français s’activent « dans le domaine du recrutement de volontaires pour aller combattre dans plusieurs foyers de tension à travers le monde », indique dans un communiqué la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN), qui dit avoir procédé à cette arrestation conjointement avec la Police judiciaire (BNPJ).

Les « foyers de tension » auxquels il est fait allusion ne sont pas explicitement mentionnés, mais il s’agit d’ordinaire de la Syrie, du Mali ou encore de la Libye.

Le texte, cité par l’agence officielle MAP, relève en revanche que ce Français faisait l’objet d’un « mandat d’arrêt international émis par les autorités judiciaires espagnoles ».

Il a été appréhendé dans le sillage « du démantèlement, à la mi-mars courant, d’un réseau terroriste dont les membres s’activaient » à Laroui, dans le nord du Maroc, l’enclave espagnole de Melilla et Malaga, dans le sud de l’Espagne, est-il en outre précisé.

Parmi les sept personnes interpellées lors de ce récent coup de filet figuraient déjà deux Français, identifiés comme « Paul Cadic » et « Farik Cheikh », qui se trouvaient à Melilla et « allaient se rendre en Syrie pour faire le jihad », selon Madrid.

Cette cellule terroriste, dont le « cerveau » était un ressortissant espagnol, « avait des ramifications au Maroc, en Belgique, en France, en Tunisie, en Turquie, en Libye, au Mali, en Indonésie et en Syrie, entre autres », avait signalé l’Espagne, évoquant « un coup dur contre les réseaux d’envoi de jihadistes ».

Menacé directement par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) dans une vidéo inédite diffusée l’an dernier, Rabat annonce pour sa part régulièrement le démantèlement de « cellules terroristes » et ne cache pas son inquiétude face à l’embrigadement de jeunes jihadistes envoyés sur des fronts tels que la Syrie avant de revenir dans le royaume.

Le Maroc reste en particulier traumatisé par la vague d’attentats perpétrés en mai 2003 à Casablanca par 12 kamikazes originaires de Sidi Moumen, un bidonville de cette mégalopole de cinq millions d’habitants. Trente-trois personnes avaient été tuées dans ces attaques.

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