Maroc: dérapage du déficit public à 7% mais engagements maintenus pour 2013

Maroc: dérapage du déficit public à 7% mais engagements maintenus pour 2013

Le déficit public du Maroc a dérapé en 2012, atteignant 7,1% du PIB contre 6,2% un an plus tot, a indiqué vendredi le ministre de l’Economie Nizar Baraka, qui a toutefois réaffirmé que le royaume tiendrait ses engagements au cours des prochaines années.

A fin 2012, le déficit public a atteint 7,1% en raison notamment du poids de la facture énergétique, a affirmé M. Baraka lors d’une conférence de presse, alors que le Maroc prévoyait initialement de réduire son déficit à moins de 6%.

« Il y a un véritable effort qui a été fait (…), mais les cours des matières premières n’ont pas arrêté d’augmenter », a-t-il plaidé.

Le ministre a également souligné le coût de la caisse de compensation, qui subventionne à grand frais des produits de consommation courante.

En 2012, le montant de ces subventions a explosé, au-delà de 50 milliards de dirhams (4,8 mds d’euros environ), en dépit d’une augmentation sensible des prix à la pompe en juin dernier. Le gouvernement islamiste doit présenter prochainement une réforme, que Nizar Baraka a de nouveau qualifiée d’urgente.

Le ministre délégué en charge du Budget, Driss El Azami, a de son coté fait valoir que le Fonds monétaire international (FMI) venait de maintenir sa ligne de crédit de 6,3 milliards de dollars, accordée par précaution au royaume en août et qui ne sera utilisée qu’en cas de « choc exogène très robuste », a-t-il répété.

Malgré ce dérapage des comptes publics, M. Baraka a assuré que le Maroc maintenait ses engagements de réduction du déficit, à hauteur de 4,8% du PIB dès 2013 puis 3% d’ici 2016, à la faveur, entre autres, de « la poursuite de la baisse des dépenses de fonctionnement » et d’une hausse des recettes fiscales.

Selon le Haut commissariat au plan (HCP, officiel), le Maroc pourra compter cette année sur un rebond de son économie, avec une croissance comprise entre 4,8% et 5,4%, grâce notamment à des conditions climatiques plus favorables.

En 2012, la croissance du royaume, plombée par une mauvaise campagne agricole, est passée sous les 3% (2,7%) contre 5% l’année précédente.

L’économie marocaine est grandement dépendante du secteur agricole qui entre pour plus de 15% dans la composition de son PIB.

D’après le HCP, le taux de chomage a lui légèrement augmenté en 2012, atteignant 9% (plus de 13% en milieu urbain).

Mots Clefs:
Maroc

À propos Abdellah Miloudy

Laisser une réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *