Maroc – 100 millions d’euros de crédit de la France qui ne passent pas

Maroc – 100 millions d’euros de crédit de la France qui ne passent pas
0 commentaires, 21/12/2012, Par , Dans Economie

Ce n’est pas une chimère. La France a bien octroyé une manne financière de 100 millions d’euros au Maroc pour soutenir les délocalisations de services, rapporte Yabiladi. Même si l’accord semble bénéfique pour les deux pays, il fait grincer des dents, note le site marocain.

A travers un communiqué publié le 18 décembre au soir, l’association professionnelle des informaticiens Munci s’indigne contre ce prêt attribué au secteur marocain de l’offshoring par l’Agence française de développement (AFD) lors de la visite du Premier ministre français, Jean Marc Ayrault les 12 et 13 décembre.

Ce dernier avait expliqué que les accords scellés s’inscrivaient dans une «démarche gagnant-gagnant, une démarche en quelque sorte où la coproduction industrielle bénéficie aux deux pays». Mais tout le monde ne l’entend pas de cette oreille. Pour la Munci, le partenariat ne profitera qu’au royaume chérifien.

«Aucune richesse et aucun emploi», ne sera créé en France sur la base de ce partenariat, mais il favorisera plutot «le développement de l’offshoring au Maroc, à savoir les dé(re)localisations d’emplois dans les centres d’appel, les services informatiques et les processus métiers», a pesté l’association des informaticiens.

L’association s’insurge contre le Premier ministre et le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg. Et se demande s’ils ont été manipulés dans cette affaire.

A la suite de sa nomination au poste de ministre de Redressement productif, Arnaud Montebourg avait fait des pressions pour que les opérateurs délocalisant leurs centres d’appels au Maghreb les ramènent dans l’hexagone dans l’esprit de maintenir les emplois français. Mais des professionnels du secteur notamment le PDG du groupe Orange avait démontré les limites d’une telle entreprise.

Le Front National (FN) a sauté sur l’occasion pour lancer une pétition «contre cette mesure» et pour la «mise en place d’une politique de relocalisation», d’après le vice-président du parti d’extrême droite Florian Philippot cité par Europe1.

Et de vilipender le président français «M. Hollande qui voit l’espace algérien et le Maghreb comme un espace de délocalisation pour les industries et les services français».

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