Maroc : 10 personnes condamné à des peine allant jusqu’à 5 ans de prison pour Terrorisme

Maroc : 10 personnes condamné à des peine allant jusqu’à 5 ans de prison pour Terrorisme

Un tribunal marocain a condamné à des peines allant jusqu’à cinq ans de prison dix personnes impliquées dans le « recrutement » et « l’endoctrinement » de jihadistes pour combattre en Syrie et en Irak, rapporte samedi l’agence MAP.

La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme a condamné jeudi trois personnes à cinq ans de prison ferme pour, notamment, « constitution de bande en vue de commettre des actes terroristes », selon l’agence officielle MAP.

Parmi les trois condamnés par ce tribunal de Salé, près de Rabat, figure une personne qui a « participé à plusieurs combats » avec le groupe Daech, et qui a été « touchée par balles au niveau de la jambe droite », poursuit la même source.

Quatre autres personnes ont été condamnées à trois ans de prison ferme, une autre à quatre ans de prison ferme et un « prévenu rapatrié d’Espagne » à deux ans de prison dont un avec sursis.

Un mineur a été condamné à six mois de prison ferme pour « apologie d’actes terroristes » tandis que deux autres ont été acquittés.

L’identité des personnes condamnées, dans des « affaires distinctes » précise-t-on, n’a pas été communiquée.

Des dizaines de condamnations, faisant suite au « démantèlement de cellules terroristes », ont été prononcées par la justice marocaine ces derniers mois, la plupart comprises entre deux et cinq ans de prison.

Les autorités ne masquent pas leur inquiétude face au recrutement, selon elles, de plus de 2.000 Marocains –en comptant les binationaux– par des groupes jihadistes, notamment Daech.

Le gouvernement marocain a d’ailleurs adopté en septembre un projet de loi complétant sa législation antiterroriste.

Il prévoit des poursuites contre quiconque « se rallie ou tente de se rallier individuellement ou collectivement (…) à des entités, organisations, bandes ou groupes terroristes », « même si les actes terroristes ne visent pas à porter préjudice au Maroc ou à ses intérêts ». Le fait de prodiguer ou de recevoir une formation en vue de « commettre un acte de terrorisme » est aussi ciblé.

Le Maroc a en outre lancé un nouveau dispositif de sécurité, baptisé « Hadar » (Vigilance) , après avoir évoqué une « sérieuse menace terroriste ».

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À propos Yassine Nasim

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