Maroc : 1 Marocain sur 2 satisfait de Benkirane (sondage)

Maroc : 1 Marocain sur 2 satisfait de Benkirane (sondage)

Un Marocain sur deux est « satisfait » du chef du gouvernement, Abdelilah Benkirane, qui gagne deux points de popularité en neuf mois, selon un sondage publié mardi par le quotidien l’Economiste qui note le peu de popularité de ses opposants.

M. Benkirane est certes loin du score de confiance au début de son mandat, mais il gagne deux points avec « 47% de satisfaits » sur le baromètre réalisée en décembre par le bureau d’études (Sunergia) auprès d’un échantillon de 1.000 personnes représentatif de la population. En avril 2014, ce même baromètre lui prêtait 45% d’opinions favorables.

Dans un contexte où les préparatifs pour des élections en 2015 battent leur plein, près de la moitié des sondés (48%) souhaite voir l’actuel chef du gouvernement marocain, dernier leader islamiste encore en poste dans les pays ayant vécu la contestation du « printemps arabe », rempiler à la tête de l’exécutif, selon la même source.

Des scrutins locaux et régionaux sont en effet prévus à la mi-2015, prélude aux élections législatives, l’année suivante, qui verront le patron du parti islamiste remettre son poste de chef de gouvernement en jeu.

M. Benkirane domine la scène politique d’autant plus que les principales figures de l’opposition brillent par leur manque de notoriété.

Son principal adversaire, le secrétaire général du parti de l’Istiqlal (centre), Hamid Chabat arrive en tête des opposants « les plus crédibles », mais avec seulement 11% d’opinions favorables, d’après cette enquête.

Le score relativement bon du chef du gouvernement contraste avec les réformes sociales sensibles à fort coût électoral dans lesquelles le gouvernement marocain est engagé depuis plusieurs mois, comme la baisse des subventions des hydrocarbures et la réforme de la caisse des retraites à travers une réflexion sur le relèvement de l’âge des départs.

Les syndicats se sont opposés à ces mesures gouvernementales. Quatre centrales syndicales avaient appelé fin octobre 2014 à une « grève générale » et ceux-ci dénoncent aujourd’hui « un manque d’écoute » du gouvernement.

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