Manifestation au nord-ouest de l’Italie autour du projet de TGV Turin-Lyon

Manifestation au nord-ouest de l’Italie autour du projet de TGV Turin-Lyon

Le projet de construction de la ligne à grande vitesse Turin-Lyon suscite une vive opposition en Italie de la part de ses détracteurs qui en contestent l’utilité et les atteintes à l’environnement.
La région de la vallée de Suse (nord-ouest de l’Italie) est ainsi le théâtre, depuis plusieurs mois, de manifestations qui dégénèrent parfois en affrontements avec les forces de l’ordre.

Mercredi encore, trois personnes ont été blessées lorsque la police est intervenue pour disperser des manifestants qui tentaient de forcer les cordons de sécurité autour du chantier de construction.

Les manifestants bloquaient également une partie de l’autoroute entre Turin et Bardonecchia (90 km de la capitale du Piémont, près de la frontière franco-italienne) pendant plus de deux jours.

Les contestataires, médiatisés sous l’appelation  »No Tav » (non au train à grande vitesse), estiment que ce TGV, dont le coût total est évalué à près de 20 milliards d’euros, est  »inutile, coûteux » et dangereux pour l’environnement.

La fin des travaux de construction de cette ligne est prévue pour 2023.

Lundi dernier, un des dirigeants des  »No Tav », Luca Abbà, avait été grièvement blessé en tombant d’un pylone électrique supportant une ligne de haute tension dans une initiative d’empêcher l’extension du chantier de Chiomonte (environs de Turin).

Il a fait une chute de 10 mètres après avoir été électrocuté. D’après les médecins, il souffre de blessures et de brulures graves.

Selon des médias italiens, des manifestations sont également prévues jeudi à Rome, où le ministre de l’Intérieur, Anna Maria Cancellieri, doit rencontrer les édiles locaux et régionaux.

En octobre dernier, des milliers de personnes avaient manifesté sur les lieux pour dénoncer  »l’illégalité et l’illégitimité » de ce chantier.

Plus de 1.700 policiers et carabiniers avaient alors été mobilisés après que des militants de mouvements anarchistes aient menacé de se mêler au cortège.

À propos François Deville

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