Mafia de l’immobilier : des prix qui flambent de plus en plus dans une période de crise

Mafia de l’immobilier : des prix qui flambent de plus en plus dans une période de crise

Comme tout le monde a pu constater, acheter un appartement est devenu un rêve et spécialement si on ne veut pas violer les principes de la religion islamique en demandant un crédit à taux d’intérêt (Riba), là ça devient de la science-fiction et ce qui est surprenant c’est que les prix de l’immobilier ne baissent pas d’un centime même en période de crise mondiale où l’immobilier a chuté dans à peu près tous les pays du monde sauf le Maroc où ça ne fait qu’augmenter de jour en jour.

La question qui se pose naturellement est pourquoi?
Il y a plusieurs raisons dont une qu’on citera dans cet article. La mafia marocaine de l’immobilier. Celle-ci a toujours existé après le protectorat français mais son activité a été limitée et avec le temps elle s’est développée, notamment à l’international, en commençant a blanchir l’argent de la drogue, cocaïne… et en achetant des terrains gigantesques et de haut standing au détriment de plusieurs espaces verts et spécialement a Tanger et Casablanca. «Il s’agit d’une mafia», déclare ce promoteur qui ne mâche pas ses mots. Un autre promoteur immobilier, casablancais cette fois-ci, parle de dérives spéculatives. Un peu partout au Maroc, des terrains, pourtant ni viabilisés ni aménagés, sont achetés à 250 DH/m2 pour être cédés à plus de 1.000 DH/m2 à des promoteurs immobiliers.

En ce mois de janvier, un ressortissant français, né à Casablanca en 1943, est revenu dans sa ville natale pour se ressourcer et montrer à sa femme la maison que ses parents possédaient au Mâarif.

Une fois sur place, il a constaté que la maison a complètement été détruite et que des travaux de construction d’un immeuble étaient en cours. Or, ni ses frères et sœurs, ni lui, en tant qu’héritiers, n’avaient vendu la maison à quiconque. Il se rend à la Conservation foncière pour constater que le titre foncier avait changé de nom et qu’une dame de nationalité italienne avait vendu la maison à un Marocain.
Le titre foncier précise aussi que la dame italienne avait reçu la maison sous forme de don de ses anciens propriétaires. Le titre précise aussi l’identité, l’adresse et la fonction du Marocain, mais aucune trace, à part le nom de la dame italienne. La chronologie montre aussi que la mère de Jean, le Casablancais, est morte en Italie en 1979, alors qu’elle n’a décédé en fait que pendant le mois de novembre 2007.
Une plainte a été déposée devant le parquet de Casablanca pour faux et usage de faux.

A noter qu’une mafia s’est constituée depuis un certain nombre d’années. Ses membres repèrent des biens immobiliers et des terres agricoles abandonnés par leurs propriétaires, font le déplacement en France, en Italie ou en Espagne pour falsifier des actes de vente au nom de leurs véritables propriétaires et accaparent les biens.

Mots Clefs:
Maroc

À propos Abdellah Miloudy

Un Commentaire

  1. décembre 20th, 2012 15:03

    A l’achat, les prix de l’immobilier ont beaucoup augmenté en quelques années. Ils restent élevés malgré la crise et la chute du nombre de transactions. Toutefois, ils sont en général plus intéressants que ceux des régions balnéaires françaises. Retour à Essaouira : si vous évitez les endroits où le marché est le plus tendu, vous trouverez des appartements en ville ou des villas dans la campagne environnante à 1.000 euros le mètre carré. Confortables, mais sans luxe. Gare toutefois aux mauvaises surprises ! L’achat d’un bien immobilier au Maroc n’est pas à prendre à la légère, mieux vaut s’entourer de spécialistes et se montrer prudent. Vous achetez dans l’ancien ? Vérifiez que le bien est titré, inscrit à la conservation foncière. Vous achetez sur plan ? Exigez une caution bancaire pour vos versements, pour éviter de tout perdre si le bien n’est pas livré.
    Edition VOTREARGENT

    Répondre

Laisser une réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *