L’UE chargée d’étudier les scénarios d’une mission en Libye

0 commentaires, 17/03/2015, Par , Dans Flash

L’Union européenne a demandé lundi au chef de sa diplomatie de préparer « dès que possible » des propositions » pour l’envoi d’une mission en Libye si un gouvernement d’unité nationale, dont la constitution est actuellement en pourparlers au Maroc, était formé.

Des négociations entre les deux parlements rivaux de Libye se déroulent près de Rabat sous l’égide de l’ONU.

« Dès qu’il y aura un accord sur un gouvernement d’unité nationale et sur les arrangements de sécurité afférents, l’UE se tient prête à augmenter son soutien à la Libye », ont indiqué les ministres européens des Affaires étrangères au cours d’une réunion à Bruxelles.

Les Européens pourraient notamment envoyer une mission militaire ou civile « en soutien aux arrangements de sécurité, en coordination étroite avec l’ONU, la Libye, des partenaires clés et des acteurs régionaux ».

Ils ont demandé à la Haute représentante de l’UE, Federica Mogherini, de « présenter dès que possible des propositions ». L’ancienne ministre italienne est préoccupée par la situation en Libye, d’où les migrants affluent par centaines chaque semaine vers les côtes de son pays et où des groupes liés à l’Etat islamique ont profité du chaos ambiant pour s’implanter.

« Nous croyons fermement qu’il n’y a pas de solution militaire au conflit », a-t-elle insisté à l’issue de la réunion, promettant de revenir avec des propositions au plus tard le 20 avril.

Le service diplomatique de l’UE a ébauché des scénarios d’intervention variés : mission de sécurisation de certains sites sensibles comme des aéroports et des bâtiments gouvernementaux, de surveillance d’un éventuel cessez-le-feu, ou encore déploiement naval au large des côtes libyennes.

« Les tâches sont évidentes », a souligné le ministre allemand, Frank-Walter Steinmeier, estimant que la « protection d’infrastructures clés (…) est nécessaire pour la survie économique de la Libye ». Il se pourrait que l’UE « participe à la sécurisation de la frontière », a-t-il ajouté. Pour le ministre espagnol, José Manuel Garcia Margallo, « le temps presse ».

Les ministres ont appelé « toutes les parties libyennes à participer de façon constructive » aux pourparlers pour qu’un nouveau gouvernement « puisse aller de l’avant dans la transition démocratique et faire redémarrer la reconstruction du pays ».

« Le vide politique et sécuritaire, les divisions politiques actuelles et la défiance mutuelle entre les principaux acteurs politiques aident des groupes terroristes comme Daesh », l’acronyme arabe de l’Etat islamique, « à consolider leur présence en Libye (…) ce qui crée de graves défis à ses voisins, la région et l’Europe », ont-ils regretté.

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