Logement, un obstacle pour le bien-être des Marocains

Logement, un obstacle pour le bien-être des Marocains

Les conditions de logement constituent la principale préoccupation des Marocains, interrogés pour la première fois sur leur perception du « bien-être » dans le cadre d’une enquête d’un organisme officiel dont les résultats ont été divulgués mercredi.

Cette enquête a démontré que pour plus de « 60% des Marocains le logement est le principal déterminant du bien-être (…). Viennent ensuite la santé, le revenu, l’éducation et les relations avec la famille et l’entourage », a expliqué le Haut-commissaire au plan (HCP), Ahmed Lahlimi.

Inédite, l’étude a été menée en 2012 mais ses résultats complets ont été présentés ce mercredi à la presse. Elle s’intéresse à un « aspect immatériel et subjectif qu’est la perception de la qualité de vie par les citoyens », a expliqué M. Lahlimi.

Dans le détail, la qualité et l’espace du logement ainsi que les services publics représentent « 64% des difficultés éprouvées à l’égard du logement ». Les « nuisances du voisinage » et le « confort » de l’habitation arrivent loin derrière, avec respectivement 26% et 10%.

L’étude montre par exemple que 22% de Marocains n’ont pas accès à l’eau potable et 5% pas d’accès à l’électricité, malgré les efforts du pays qui a mené un ambitieux programme ayant permis l’accélération de l’électrification du monde rural ces dernières années.

Le Maroc, un pays de 34 millions d’habitants de tradition agricole, est lui aussi confronté au phénomène d’urbanisation.

Selon le recensement décennal réalisé l’an dernier par le HCP, 60,3% de la population vit désormais en zone urbaine, contre 55,1% en 2004, et les grandes villes peinent à absorber cet afflux.

En juillet dernier, le gouvernement avait ainsi relevé que le Maroc comptait quelque 43.000 maisons « menaçant ruine », dont un grand nombre à Casablanca, capitale économique de cinq millions d’habitants.

Pour répondre aux problèmes de logement, les autorités avaient par ailleurs lancé en 2004 le programme « villes sans bidonvilles » ciblant près de deux millions de personnes.

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