L’hebdomadaire satirique espagnol « El Jueves » publie aussi des caricatures sur le prophète

L’hebdomadaire satirique espagnol « El Jueves » publie aussi des caricatures sur le prophète

Après le Français Charlie hebdo et l’Allemand Titanic, Il ne manquait plus que lui. Et donc, fidèle à sa réputation, il a fait acte de présence dans la polémique des caricatures sur le prophète Mohammed. L’hebdomadaire satirique espagnol El Jueves a publié cette semaine une « une » que la presse espagnole juge polémique et les autorités diplomatiques espagnoles dangereuse pour la santé des Espagnols se trouvant dans les pays musulmans.

Dans cette « une » on voit plusieurs hommes avec barbe et habillés à la « musulmane », selon une terminaison utilisée par la presse de la péninsule. Ce sont des suspects arrêtés et présentés à une invisible victime pour une reconnaissance policière. Le titre est explicite : « Mais, quelqu’un sait-il comment est Mahomet ? ». 

Ce n’est pas la mer à boire, mais l’ambassade d’Espagne au Caire a préféré prendre les devants et prévenir les Espagnols qui résident en Egypte ou qui visitent le pays de prendre des précautions. L’ambassade a également demandé au gouvernement égyptien une protection renforcée autour de la légation diplomatique et de l’Institut Cervantes.

Y a pas le feu, mais une ambassade avertie en vaut sûrement deux.

Contrairement à Charlie hebdo, qui fait très attention quand il s’agit de s’en prendre aux Juifs et à la Shoah, son confrère espagnol El Jueves ne s’est jamais gêné pour critiquer tout le monde. Sans se soucier de quiconque. Musulmans, juifs, chrétiens, famille royale, immigrés, gitans, présidents du gouvernement, etc., tout le monde est passé à la casserole. Provoquer pour provoquer, cela fait des années qu’El Jueves, fondé par des baroudeurs anarchistes des années Franco, provoque tout le monde, collectionnant critiques acerbes, menaces et procès.

Cette caricature peut choquer certains esprits chagrins, mais El Jueves reste fidèle à lui-même. Ce n’est pas demain la veille qu’on verra dans cette publication un chroniqueur ou caricaturiste, de la qualité de ce vieux con de Siné par exemplese faire virer du journal pour avoir fait ce que son hebdo fait chaque semaine : provoquer.

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Gouvernement

À propos François Deville

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