L’état de santé du président mauritanien « n’est pas en danger »

0 commentaires, 13/10/2012, Par , Dans Flash

Le président mauritanien a été « légèrement » blessé par balle samedi soir près de Nouakchott, a affirmé le gouvernement, évoquant un « tir par erreur de l’armée », alors qu’une source sécuritaire a parlé d’un homme armé qui l’a « directement visé ».

« C’est un tir par erreur contre le cortège du président » Mohamed Ould Abdel Aziz « qui revenait de l’intérieur du pays, l’unité militaire (à l’origine du tir) ne savait pas qu’il s’agissait (de son) du cortège », a déclaré le ministre de la Communication, Hamdi Ould Mahjoub, à la télévision publique samedi en fin de soirée.

« Le peuple mauritanien peut être tranquille, le président se porte bien, il est soigné à l’hopital national (…) Il est légèrement touché, il est descendu lui-même de la voiture à son arrivée à l’hopital où il marchait sans difficultés », a assuré le ministre.

Peu auparavant, un responsable sécuritaire mauritanien avait rapporté à l’AFP la blessure par balle de M. Ould Abdel Aziz, en précisant: « Sa vie n’est pas en danger, il est descendu à pied à l’hopital militaire où il a reçu les premiers soins ».

Cet hopital a été placé sous haute surveillance de la garde présidentielle qui a bouclé les lieux.

Le président a été « légèrement touché au bras par une balle, tirée contre lui par un automobiliste qui l’a directement visé alors qu’il se trouvait au volant de sa voiture » vers Tweila, à environ 40 km au nord de Nouakchott, a expliqué le responsable sécuritaire sous couvert d’anonymat.

Selon lui, M. Ould Abdel Aziz revenait du Nord, « où il se rend pratiquement tous les week-ends » en excursion. Il n’a donné aucune indication sur l’auteur du tir et sur ses motivations, et n’a pas dit si le président était seul ou non lors de son agression.

D’après le ministre Ould Mahjoub, il a été « légèrement touché par des tirs de semonce d’une unité de l’armée » chargée de surveiller « l’entrée nord de la ville » de Nouakchott. Il n’a pas fourni d’autres détails.

Mohamed Ould Abdel Aziz, un militaire, a été porté au pouvoir par un coup d’Etat militaire le 5 août 2008, puis élu lors d’une présidentielle organisée en juillet 2009. Il a prêté serment comme chef d’Etat le 5 août 2009.

Il a engagé son armée dans une lutte active contre Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), qui opère dans le Sahel, particulièrement en Mauritanie et au Mali voisin, commettant attentats, enlèvements, essentiellement de ressortissants occidentaux, et divers trafics.

Neuf Européens, dont six Français, sont actuellement otages d’Aqmi.

Depuis l’arrivée au pouvoir de M. Ould Abel Aziz, l’armée mauritanienne a réussi, selon diverses sources, à empêcher plusieurs tentatives d’attentat de cette organisation, dont une visant le président lui-même, l’ambassade de France et une caserne.

En 2011, Aqmi a menacé de le tuer en l’accusant de mener contre elle une « guerre par procuration contre les Moudjahidine pour le compte de la France ».

Il a régulièrement rejeté ces accusations des jihadistes.

« Nous ne faisons que nous défendre, protéger nos frontières » et la France « n’a pas besoin de nous pour combattre à sa place », a-t-il dit en mars dernier lors d’un meeting à Nouadhibou (nord-ouest).

Aqmi, qui avait des bases au Mali, a fini par prendre avec d’autres groupes armés (dont des islamistes et des rebelles touareg) le nord de ce pays entre fin mars et début avril. Puis en juin, les rebelles touareg ont été évincés par les islamistes d’Aqmi, d’Ansar Dine (Défenseur de l’islam) et du Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao), qui controlent désormais totalement le nord du Mali, y commettant des exactions au nom de la charia (loi islamique) qu’ils pronent.

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France

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