les rumeurs sur la suppression de la gratuité de l’enseignement sont sans fondement

les rumeurs sur la suppression de la gratuité de l’enseignement sont sans fondement

Pour Lahcen Daoudi, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Formation des cadres, il existe des gens qui veulent instrumentaliser ses propos en tentant de brouiller les cartes au sujet de la proposition qu’il envisage de soumettre au gouvernement consistant à appliquer des droits d’inscription pour les étudiants appartenant à des familles aisées et désireux de suivre des études de médecine, de pharmacie ou encore d’ingénierie.

Ecoutons Daoudi, dans une déclaration à Attajdid : « Ce que j’ai dit est que les facultés de médecine et les écoles d’ingénieurs sont coûteuses pour les pouvoirs publics ; ainsi, la formation d’un médecin spécialiste revient à un million de DH, et celle d’un ingénieur se monte à coût variant dans une fourchette entre 400 et 600 mille DH. Parmi ces profils, on trouve des gens aisés qui disposent des moyens de contribuer financièrement à leurs formations ». Pour le ministre Daoudi, « il est nécessaire que ces étudiants participent aux frais de leurs formations car dans le cas où il n’y ait plus de places, les premiers atteints sont ces étudiants issus de catégories sociales défavorisées. En effet, dans ce cas, les étudiants appartenant à des familles riches pourront toujours trouver des places dans des universités et des instituts payants ».

Ainsi, revenant sur la polémique qui est née, concernant la suppression de la gratuité de l’enseignement supérieur pour tous les étudiants, essentiellement dans les facultés qui reçoivent essentiellement les étudiants pauvres, Daoudi a opposé un démenti catégorique, considérant ce qui lui a été imputé comme dénué de tout fondement. Comme preuve à son argumentaire, Lahcen Daoudi précise qu’il n’a jamais évoqué les institutions qui accueillent majoritairement les enfants de familles défavorisées, à savoir les facultés de droit, de lettres et de sciences humaines, qui ne peuvent en aucun cas appliquer des droits d’inscription.

Daoudi ajoute que tout cela est né d’une simple proposition soumise par son département, naturellement, au gouvernement et à son chef, une proposition qui intervient suite à une réflexion visant à introduire un équilibre meilleur et une équité plus marquée entre les étudiants marocains, l’objectif général étant d’atteindre l’effectif d’un million d’étudiants, à l’instar des pays du voisinage. « Le gouvernement a entière latitude pour accepter cette proposition ou pour la refuser ; toujours est-il qu’il s’agit là de ma conviction, une conviction que je défendrai ».

Pour le ministre de l’Enseignement supérieur, la subvention publique accordée aux étudiants défavorisés et issus des classes moyennes n’est pas en discussion, elle va de soi et l’Etat est bien résolu à poursuivre sur cette voie ; son idée revient donc à faire participer les étudiants venant des catégories aisées afin qu’ils contribuent à l’effort national de création et d’ouverture de nouveaux instituts et de facultés de médecine nouvelles, chose qui ne peut se réaliser si le système actuel de gratuité totale est maintenu.

A propos du timing, Lahcen Daoudi dément là encore les affirmations au sujet de l’application de ces droits dès la rentrée prochaine. « Je ne peux dire des choses qui n’ont pas de sens, car ma proposition doit d’abord être entérinée et approuvée par le gouvernement, avant de pouvoir la programmer ». De plus, Daoudi précise que certains des instituts concernés par la nouvelle politique, si elle était approuvée, relèvent d’autres départements ministériels que le sien (Equipement et Transport, Commerce, Nouvelles technologies) et que donc il faut ouvrir des discussions avec ces ministères afin de convenir des droits d’inscription à appliquer.

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Marocains

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