Les droits de l’homme au Maroc, un pretexte pour ouvrir le débat sur l’homosexualité?

Les droits de l’homme au Maroc, un pretexte pour ouvrir le débat sur l’homosexualité?
0 commentaires, 18/12/2013, Par , Dans Chroniques, Couverture

Dans plusieurs forums internationaux consacrés aux droits de l’Homme, certains lobbies se montrent très actifs pour imposer la cause des homosexuels dans leurs travaux, faire des orientations sexuelles des uns et des autres des points fondamentaux de leur action et procéder à des recommandations pour ces questions.

Et bien que la présence de ces questions diffère d’un forum à l’autre, d’une conférence à une autre, les lobbies en question s’évertuent à les inscrire en bonne place dans les ordres du jour, au point que les droits des homosexuels se sont mis à figurer en bonne place dans certaines rencontres, comme c’est le cas aujourd’hui du Forum international des droits de l’Homme qui se tient au Brésil.

Mais en réalité, le sujet ne se pose pas avec tant d’acuité, comme au Maroc où il ne figure pas dans le cadre des thèmes généralement débattus. En effet, et en dépit de quelques allusions ou expressions récoltées ici et là, il existe une sorte d’unanimité nationale sur le fait que la question homosexuelle est une question d’opinion publique et que de ce fait, il est très peu probable qu’elle devienne une priorité, du moins dans les court et moyen termes.

Mais, bien évidemment, cela ne signifie pas que le problème soit ainsi évacué, et que le Maroc ou d’autres pays arabes n’auront jamais à l’affronter ; en effet, la dynamique de ces lobbies qui s’inscrit dans les droits de l’Homme, les défis posés par la présence à ces forums internationaux, le réseautage mondial qui est effectué pour ce sujet et la forte volonté des centres d’influence désireux d’élargir la sphère d’influence des défenseurs de l’homosexualité, et tout cela aboutira au fait que tôt ou tard, le Maroc sera confronté à ce danger imminent.

Une vision anticipative du problème nous conduirait à commencer à réfléchir à une réponse qui ferait que le Maroc continuerait d’être présent dans les cénacles de défense des droits de l’homme sans pour autant qu’il n’ait à revoir son référentiel islamique et sans qu’il ne permette que « le mouvement homosexuel » ne trouve une légitimité et un front militant dans notre pays.

Jusqu’à présent, la réponse apportée se fonde sur les dispositions constitutionnelles qui feront que toute discussion sur l’homosexualité au Maroc entre en contradiction avec le référentiel islamique et la légitimité religieuse de l’Etat. Cette réponse se base aussi dans les discours apaisés et pragmatiques sur le fait que cette question est l’affaire d’une opinion publique refusant ces penchants.

Le défi consiste donc en cette capacité de la pression internationale d’exploiter la différence d’interprétation de la hiérarchie référentielle dans la constitution, entre ceux qui défendent la suprématie du corpus législatif national sur les documents internationaux et ceux qui, à l’inverse, soutiennent que le droit international prime sur les textes nationaux qui doivent en conséquence être mis en conformité avec les documents et protocoles internationaux. Le défi consiste également dans cette dynamique qui s’appuie sur l’évolution de l’opinion publique à propos de l’homosexualité, avec l’émergence de voix de plus en plus audibles au sein de cette même opinion. Aussi, dans les deux cas, le défi reste posé et fortement d’actualité car il entre en contradiction avec les deux éléments de la réponse marocaine (référentiel et suprématie des lois nationales) à ce problème.

Aussi, il importe de mettre en avant trois types de réponse pour une vision prospective de cette question :

1/ La réponse intellectuelle : Il faut enraciner dans le système juridique cette idée que l’homosexualité représente un danger pour les droits humains, de même qu’il est important de défendre cette idée de la même manière que sont combattus les défenseurs de l’avortement en mettant en avant le droit à la vie ;

2/ La réponse civile, qui consiste à œuvrer et à agir avec dynamisme au sein de la société pour sensibiliser l’opinion publique à cette question de l’homosexualité. Les courants islamiques peuvent donc créer, de concert avec les organismes et mouvements qui partagent leur point de vue, le réseau le plus large possible pour se dresser contre toute intrusion de ces idées ;

3/ La réponse interactive qui devrait conduire le Maroc à faire montre de pragmatisme pour lutter contre toute tentative d’imposer ce thème de l’homosexualité chez nous, et cela passe par trois approches différentes : mettre en avant le référentiel juridique et mettre au point des interprétations de droit considérant l’homosexualité comme une entrave aux droits de l’Homme, puis s’appuyer sur une opinion publique hostile à toute forme d’homosexualité dans notre pays et, enfin, défendre l’idée que la culture sociétale marocaine conduit à des orientations sexuelles naturelles, et que chez nous, au Maroc, les conditions sociales, sociétales, culturelles et psychologiques favorisant l’homosexualité n’existent pas.

Nous avons donc besoin, au Maroc, de tout cet arsenal de défense en dehors duquel il serait difficile d’affronter l’intrusion homosexuelle sous nos cieux. Il faut unir toutes les idées développées et regrouper les éléments de réponses proposées tout en assurant la cohésion de l’ensemble pour affronter ce danger qui menace et rendre impossible les conditions de son installation chez nous.

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Maroc

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