Les dictons marocains (re)vus par un dessinateur pas comme les autres

Les dictons marocains (re)vus par un dessinateur pas comme les autres

Ce n’est pas un secret, le dialecte marocain est très riche en proverbes et dictons tout aussi populaires les uns que les autres. Jihad Eliassa, un jeune illustrateur marocain, originaire de la ville d’El Jadida, a décidé d’en faire sa marque de fabrique. 

Depuis le mois d’août dernier, un jeune dessinateur marocain fait le buzz sur Facebook. Il s’agit de Jihad Eliassa. En à peine deux mois d’existence, sa page intitulée « Dictons marocains », a réuni plus de 25 000 fans. Il y propose de droles d’illustrations de dictons marocains, principalement sous format de couvertures Facebook et ça plait. Les commentaires du genre « tbark’llah 3lik khouya », « bravo » et « bonne continuation » fusent. Les fans commencent même à proposer des dictons qu’ils aimeraient voir illustrés par Jihad.

Aujourd’hui, la page en question contient déjà plus de 30 dictons marocains. Parmi ces derniers on retrouve : « Tsanét l3damék », « Bedel sa3a b5ra », « Kattire mn lma9la », « Naouédti lia l9o9 fi rassi », « Gless chéd larde », « Ach 5assék a l3eriane 5atém a moulai », « Te7te douda », « Malék katé9léb ouéjhék », ou encore « koune kan kl5ou5 idaoui koune daoua rasso ».

En tout cas, Jihad Eliass a bien d’autres talents. Outre l’illustration des dictons marocains, ce jeune artiste de 22 ans, natif d’El Jadida, dessine également des personnages tirés de la culture populaire marocaine, tels que 7mar Lil ou Boughetat,  le maitre des cauchemars », mais aussi des cultures étrangers à l’instar des Comics. Cet étudiant de l’Ecole des beaux arts de Tétouan est surtout un grand passionné du dessin sous toutes ses formes.

« Ce que j’aime dans ce que je fais, c’est cette capacité à féconder le réel d’idées nouvelles, à inventer des manières de bousculer un ordre établi. C’est explorer le monde mentalement à sa manière », avait-t-il confié dans un entretien avec le blog VDM avant d’ajouter non sans amertume  « Ce qui manque c’est le matos, vu que l’état ne s’intéresse pas autant à ce domaine, le budget que reçoit l’école reste encore très faible ». Une chose est sûre, Jihad Eliassa ne compte pas en rester là et prévoit de faire du dessin son métier.

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Marocains

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