Les autorités marocaines retirent l’accréditation d’un journaliste de l’AFP

Les autorités marocaines retirent l’accréditation d’un journaliste de l’AFP

Les autorités marocaines ont décidé de retirer l’accréditation d’un journaliste du bureau de l’Agence France-Presse (AFP) à Rabat, Omar Brouksy, mettant en cause sa couverture, jeudi, des législatives partielles à Tanger (nord).

Cette décision a été prise en représailles à un reportage comportant une phrase dans laquelle le journaliste évoquait la participation à ce scrutin de candidats « proches du palais royal », a expliqué le ministre de la Communication Mustapha el-Khalfi à la direction du bureau de l’AFP à Rabat.

Ces candidats se présentaient sous la bannière du Parti Authenticité et Modernité (PAM) fondé par Fouad Ali El Himma, un proche du roi.

M. Khalfi a nié l’existence du lien évoqué dans la dépêche incriminée. Dans un communiqué, le gouvernement a déploré « une dépêche anti-professionnelle », véhiculant « des allégations mêlant l’institution monarchique à cette compétition électorale ».

Ces allégations sont « infondées, irresponsables et en opposition avec les traditions d’un prestigieux établissement de presse », est-il encore écrit.

Le directeur de l’information de l’AFP, Philippe Massonnet, a réagi en déclarant: « Nous espérons que les autorités marocaines reviendront sur cette décision ».

« Le reportage incriminé n’avait pas d’autre but que d’informer, de contextualiser une situation, sans intention de nuire à qui que ce soit », a ajouté M. Massonnet, indiquant que le bureau de l’AFP à Rabat avait « toute la confiance de la direction de l’agence ».

Evoquant ce retrait d’accréditation lors d’un point-presse à Paris, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Philippe Lalliot a réaffirmé vendredi « l’attachement de la France à la liberté d’expression et au libre exercice de la profession de journaliste, et cela partout dans le monde ».

« Nous avons pris note de cette décision. Nous sommes en contact avec les autorités marocaines pour en examiner les raisons », a-t-il ajouté.

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