L’épidémie des listes atteint Daoudi

L’épidémie des listes atteint Daoudi
0 commentaires, 06/12/2012, Par , Dans Société

La fièvre des listes a fini par toucher le secteur de l’enseignement supérieur public. Ainsi, après les fameuses listes des bénéficiaires d’agréments de transport et des carrières publiées dernièrement par Abdelaziz Rabbah, ministre de l’Equipement et des Transports, c’est au tour de Lahcen Daoudi, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de la Formation des cadres, de prendre le relais. En effet, Daoudi compte publier, à partir de l’année prochaine, la liste des étudiants qui bénéficient de bourses et du logement dans les cités universitaires.

Intervenant lors de la séance des questions orales à la Chambre des représentants, le ministre n’a pas hésité à qualifier la question de l’octroi des bourses de vrai casse-tête vu les manquements constatés dans cette procédure qui relève, selon lui, de la compétence des commissions provinciales présidées par les gouverneurs.

Le ministre a pointé du doigt le clientélisme et le favoritisme qui règnent lors de la validation des dossiers.

Que propose-t-il donc pour mettre un terme à ce dysfonctionnement ? La solution la plus facile politiquement parlant : publier la liste des boursiers et des résidents des cités universitaires sur le site Internet de son département. Mieux, il a encouragé les parlementaires ainsi que l’ensemble des citoyens à dénoncer les étudiants qui ne remplissent pas les conditions requises. Une solution qui sera proposée également pour remédier à la question des étudiants issus de familles aisées et qui résident, contre toute attente, dans les cités universitaires.

A ce propos, Daoudi a annoncé que des consignes ont été données à tous les directeurs des cités universitaires pour lister ces étudiants avant de les expulser.

Evoquant le cas de la fille d’Abdelaziz Rabbah qui réside dans l’une de ces cités alors que sa situation sociale ne le justifie nullement, le ministre a préféré esquiver le débat en tournant autour du pot. « Je mets au défi quiconque de me citer le nom d’un fils ou d’une fille d’un ministre ou d’un parlementaire qui réside actuellement dans les cités universitaires. Et je suis prêt à expulser ces personnes dès aujourd’hui », a-t-il lancé.

À propos Ghita Senhaji

Laisser une réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *