L’éducation sexuelle ne consiste pas en la promotion de la dépravation

L’éducation sexuelle ne consiste pas en la promotion de la dépravation
1 commentaire, 27/03/2013, Par , Dans Chroniques, Couverture

Le dossier publié par l’Economiste en fin de semaine dernière sur l’éducation sexuelle appelle à un débat sur les idées apparentes ou non qu’il traite, non pas dans le sens de l’évocation de l’importance de cette éducation et de sa nécessité – personne ne conteste cela –ainsi que dans l’obligation d’adopter une approche scientifique, religieuse et éducationnelle qui aiderait à enraciner cette éducation dans le tissu social en évacuant les gênes et l’embarras suscité par la tradition, mais aussi dans le sens de définir l’objectif attribué à cet enseignement ainsi que son utilité. En effet, grande est la différence entre le fait, d’une part, qu’il soit dévolu à cette éducation sexuelle une dimension pédagogique afin qu’elle devienne un fondement de la chasteté en société et du raffermissement des liens conjugaux et, d’autre part, que la fonction première de l’éducation sexuelle ne soit qu’une ouverture vers une normalisation des relations sexuelles illégitimes et une prévention anticipative des dangers qui peuvent découler de ces relations.

La logique de départ retenue par l’Economiste est la normalisation de l’acte sexuel illégitime et la prévention de ses risques, et non une approche sur les dangers liés à la relation sexuelle en elle-même. Ainsi, l’éducation sexuelle vue sous cet angle œuvre à servir cette culture sexuelle et assurer son expansion, et non à mettre en garde contre ses dangers.

Le paradoxe ici est que si on admet cette logique inversée, qui prend pour argument la réalité sociale et ses mutations, et que si on passe sous silence les travers et faits auxquels peuvent conduire ces relations sexuelles, on prendra le risque de se trouver confrontés à un chaos qui mettra en péril l’ensemble des fondements des sociétés humaines ; ainsi, une telle approche mènera inévitablement à d’autres types d’éducation, celui de la consommation « rationnelle » d’alcools ou de drogues afin de, supposément, éviter toute addiction, cela conduira également à une sensibilisation contre les dangers de la route en contournant le Code, cela aboutira à un type d’éducation sur la gestion de l’environnement sans préciser les causes de la dégradation de la nature, et cela ouvriraenfin sur une éducation quant aux dangers de l’ingestion de produits alimentaires périmés – et qui existent sur le marché du fait de la rapacité de la bourgeoisie – sans poursuivre légalement ceux qui sont responsables de leur commercialisation.

Autrement dit, et plus simplement, nous en arriverions alors à admettre et à composer avec les raisons qui engendrent les problèmes sans pour autant œuvrer à réduire les périls qui résultent de ces raisons. C’est d’ailleurs exactement ce qui se produit dans les sociétés occidentales, qui autorisent les relations sexuelles illégitimes, mais qui se trouvent obligées de produire des lois une fois qu’elles s’aperçoivent que ces relations créent des problèmes qui menacent leur existence même ; ainsi des lois protégeant les femmes célibataires et les enfants abandonnés puis, une fois que les études sociologiques montrent la responsabilité de ces catégories dans certains crimes, ces sociétés entreprennent de mettre en place des projets et programmes de « paternité responsable » pour attribuer des pères à ceux qui n’en ont pas afin de sentir la chaleur de ce sentiment paternel ou filial, même s’il est totalement illusoire.

Le débat aujourd’hui ne doit pas tourner autour de l’importance et de l’utilité de l’éducation sexuelle, car cela est une chose entendue et le rappeler est une perte de temps. La différence est dans la vision qui encadre cette éducation et la fonction qui lui est attribuée ; la question est de savoir si cette éducation, telle que pensée, s’accommodera avec les principes de la constitution qui précisent le caractère islamique de l’Etat ou si, à l’inverse, elle est conçue pour contrecarrer ces mêmes principes et aller à l’encontre des fondements des sociétés humaines.

En bref– et malgré la tentative de l’Economiste de faire passer les Oulémas pour des gens qui suivent une ligne et des traditions momifiées –, tant qu’il existe un consensus de tous sur la nécessité d’une telle éducation religieuse, alors que cette éducation épouse les principes généraux de notre système éducatif. En effet, rien ne justifie que l’éducation sexuelle aille à contresens de ces principes, en plus du fait qu’elle doit être libérée de tous les fondements idéologiques dont l’objectif est de normaliser les relations sexuelles et de les généraliser.

Les résultats d’une éducation sexuelle qui serait conforme au système d’enseignement national seraient donc homogènes et cohérents, et concerneraient même ceux qui entretiennent des relations sexuelles en dehors des liens du mariage. Mais il existe une grande différence entre le fait d’orienter cette éducation dans le sens de l’encouragement et la garantie de la liberté sexuelle et le fait qu’elle soit encadrée par des objectifs éducatifs supérieurs qui serviraient la société et ses règles, tout en assurant forcément les protections requises contre les dangers des actes sexuels.

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Un Commentaire

  1. meriem
    avril 1st, 2013 9:06

    J’espere que vous n’etes pas journaliste… parce que non seulement votre article n’a aucune structure, mais les exemples retenus n’ont aucune relation avec le sujet et il ne ressort aucune idee concrete. Une societe musulmane parfaite n’existe pas, et oui, tant qu’il y aura des individus differents, qui ne partage pas votre seule vision du monde, il faudra des lois pour gerer et minimiser tous les derapages et risques. Quel que soit son cadre, l’objectif d’une education sexuelle est d’eduquer. Un citoyen averti et conscient. Car l’ignorance est mere de tous les vices. On eduque et on laisse chacun faire son choix. Merci.

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