Les députés approuvent le renouvellement de l’accord de pêche UE-Maroc

Les députés approuvent le renouvellement de l’accord de pêche UE-Maroc

Les bateaux de 11 pays de l’UE pourront pêcher dans les eaux marocaines, suite à un accord adopté ce mardi. Celui-ci prévoit en échange un paiement annuel de l’UE de 30 millions d’euros, dont 14 millions pour soutenir le développement du secteur de la pêche au Maroc.

« Il s’agit d’un excellent accord pour les deux parties, qui remplit les conditions demandées par le Parlement européen dans sa résolution de 2011, en garantissant un accord durable et un retour équitable de la contribution budgétaire de l’UE. Le Maroc devra prouver qu’il investit l’argent d’une manière favorable pour les populations sahraouies. Par ailleurs, les possibilités de pêche pour 11 États membres permettront à 1500 pêcheurs, dont 500 devraient être des locaux, de pouvoir pêcher », a déclaré le rapporteur Carmen Fraga Estévez (PPE, ES).

Les députés ont adopté le nouveau protocole par 310 voix pour, 204 contre et 49 abstentions.

Le nouvel accord s’appliquera pendant une période de quatre ans à partir de son entrée en vigueur. Le coût pour l’Union européenne a été réduit par rapport à l’accord précédent (36,1 millions d’euros) et les opportunités de pêche ont été augmentées d’un tiers, répondant ainsi aux préoccupations des députés sur le rapport coûts-bénéfices.

En plus des 30 millions d’euros annuels, environ 10 millions seraient payés aux autorités marocaines par les propriétaires de bateaux qui ont l’intention de pêcher conformément à l’accord. Les 11 États membres qui ont un intérêt dans cet accord sont l’Espagne, le Portugal, l’Italie, la France, l’Allemagne, la Lituanie, la Lettonie, les Pays-Bas, l’Irlande, la Pologne et le Royaume-Uni. Le non-respect des dispositions par le Maroc peut entraîner la suspension du protocole de pêche.

Une nouvelle version deux ans plus tard

L’accord précédent avait été négocié en février 2011 et s’appliquait de manière provisoire jusqu’en décembre 2011, moment où le Parlement l’a rejeté. Les députés avaient alors souligné que le rapport coûts/bénéfices était trop faible et que l’accord n’étaient pas durable car il ciblait des espèces de poissons surexploitées. Toutefois, le principal point de débat était la conformité de l’accord avec le droit international et de savoir si l’accord bénéficiait à la zone litigieuse du Sahara occidental.

Aujourd’hui les députés de plusieurs groupes politiques ont voté contre l’accord au motif qu’il « ne respecte pas le droit international puisqu’il n’exclut pas les eaux des côtes du Sahara occidental » et que la population sahraouie n’a pas été consultée.

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