Le nouveau ministre de la Justice Mustapha Ramid confronté à sa première grève des personnels

Le nouveau ministre de la Justice Mustapha Ramid confronté à sa première grève des personnels

Les personnels du secteur de la justice au Maroc ont entamé mercredi une grève de 48 heures dans toutes les juridictions du Royaume pour faire valoir leurs revendications socioprofessionnelles, a-t-on annoncé de source syndicale.Il s’agit du premier mouvement de grève qu’affronte le nouveau ministre de la Justice et des libertés, Mustapha Ramid, du Parti justice et développement (PJD, islamiste) formation qui dirige le gouvernement de coalition depuis sa nomination le 3 janvier dernier à l’issue des législatives anticipées du 25 novembre 2011, relève-t-on.

Le débrayage a été décidé la semaine passée par le Syndicat démocratique de la justice (SDJ) pour protester contre la politique mise en place dans le secteur notamment convernant les recrutements, la promotion interne et le statut des greffiers, précise-t-on de source syndicale.

Le SDJ demande également à être partie prenante dans la mise en place des politiques de réformes annoncées par le ministère de tutelle.

Quelque 12.600 greffiers marocains avaient observé un mouvement de protestation pendant plus deux ans frolant la quarantaine de grèves en 2010 qui ont paralysé tous les tribunaux du Maroc trois jours par semaine, rappelle-t-on.

Ces grèves à répétition avaient abouti à la signature d’un accord conclu entre le SDJ et la tutelle le 14 février 2011 stipulant otamment la révision de l’article 4 du statut général de la fonction publique devant aboutir à la réforme du statut des greffiers.

En vertu de cet accord, le SDJ s’était engagé à suspendre les grèves et toute forme de protestation dans le secteur tandis que le gouvernement avait promis, en contrepartie, d’amorcer le processus législatif et réglementaire pour apporter des amendements nécessaires au projet de statut des greffiers.

Environ 76 millions de dirhams (1 euro = 11 DH environ) avaient été perdus en 2010 par l’Etat marocain en raison de ces mouvement de grève, a-t-on indiqué de source judiciaire.

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