Le ministère des Habous dément le licenciement de 1800 préposés religieux durant les quatre dernières années

Le ministère des Habous dément le licenciement de 1800 préposés religieux durant les quatre dernières années
0 commentaires, 10/01/2013, Par , Dans Politique

Le ministère des Habous et des Affaires islamiques a démenti des informations publiées récemment par certains journaux nationaux faisant état du licenciement de 1000 à 1800 préposés religieux le ministère durant les quatre dernières années.

Le ministère indique, dans une mise au point dont copie est parvenue mercredi à la Map, que certains journaux ont publié des articles « prétendant que le ministre des Habous et des Affaires islamiques a demandé le report d’une question orale au parlement sur la révocation d’imams, et donné des chiffres irréels concernant le nombre de ces préposés religieux (entre 1000 et 1800) prétendant que le ministère les a relevé de leurs fonctions durant les quatre dernières années ». La même presse a énuméré des raisons fictives et erronées justifiant les cas de licenciement, lit-on dans le texte de la mise au point.

Le texte ajoute que « le ministère ne peut que réfuter ces allégations et affirme qu’il n’a absolument pas demandé que la question soit retirée ou reportée ». Il s’agit la d’un exercice normal qui ne pose aucun problème à ce département, qui a des réponses objectives à toutes les questions traitant de ce sujet ou autre, explique le texte.

« Parler de licenciement de préposés religieux relève du pur mensonge et de la calomnie, ajoute le ministère, faisant savoir que le nombre d’imams et de prédicateurs relevés de leurs fonctions durant les dix dernières années ne dépasse pas les 157 ».

Le ministère précise que le nombre de prédicateurs écartés a atteint 66 sur un total de 21049 et que les licenciements sont dus principalement au manque de respect des constantes de la Oumma (36 prédicateurs), à la perte de la légitimité (5), au non-respect du principe de la neutralité lors des élections (8), à l’éloignement du champ religieux et l’engagement dans des sensibilités politiques (17), relevant que 33 d’entre eux sont répartis entre fonctionnaires, retraités et personnes exerçant d’autres fonctions en parallèle.

Pour ce qui est des imams révoqués, ajoute la mise au point, ils sont au nombre de 91 sur un total de 50725. Leur licenciement est du principalement au non-respect des constantes de la Oumma (27), conduite immorale ou condamnation judiciaire (54) et violation du principe de neutralité durant les élections (10).

Le ministère dément catégoriquement avoir licencié des imams de mosquées fermées, affirmant que tous les préposés religieux qui travaillent dans ces mosquées continuent de percevoir leur rémunération sans interruption et jusqu’à présent.

L’affectation des imams et des prédicateurs, précise le texte, relève des compétences du ministre des Habous et des Affaires islamiques, conformément à la loi, après l’obtention de l’aval d’un conseil local des oulémas, et leur licenciement relève aussi de ses prérogatives après obtention de l’avis du Conseil supérieur des oulémas, ajoutant qu’aussi bien dans le cas de l’affectation que du licenciement, la décision est notifiée par écrit et jamais oralement.

Le ministère souligne par ailleurs que les imams et les prédicateurs déploient des efforts louables pour préserver la spécificité marocaine dans les affaires religieuses et s’acquittent de leur mission avec abnégation.

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