Le Maroc sera toujours un pays d’accueil pour les Subsahariens

Le Maroc traite les migrants subsahariens avec « le maximum d’humanisme » et restera « toujours une terre d’accueil » pour eux, a déclaré mardi à Dakar le ministre marocain de l’Intérieur, après de récentes accusations de racisme qui ont visé la politique du royaume.

« Le Maroc a toujours été une terre d’accueil pour nos frères africains, surtout ceux d’Afrique de l’Ouest. Il restera ce pays d’accueil, dans les limites de ses possibilités, et aux racines africaines. Ce n’est pas une question de couleur, mais de conviction », a affirmé Mohamed Laenser.

« Le Maroc fait le maximum pour traiter (les migrants) avec le maximum d’humanisme. Il n’y a aucun racisme, aucun ostracisme », a-t-il indiqué, lors d’une conférence de presse organisée en marge du sommet Africités, une réunion de cinq jours des élus locaux d’Afrique ouverte mardi à Dakar.

« Le délit de faciès n’existe pas au Maroc. Les migrants subsahariens qui rentrent régulièrement au Maroc n’ont aucun problème. Ces dernières années, avec les guerres (en Afrique de l’Ouest) et les difficultés économiques, il y a eu un afflux (des Subsahariens) vers le Maroc », en direction de l’Europe, a-t-il expliqué.

Or, « nos partenaires du Nord ont décidé de fermer leurs frontières et toute personne (prise comme clandestin en Europe) est renvoyée vers le Maroc. Il ne faut pas parler (que) des communautés subsahariennes. Nous avons des gens du Pakistan, du Bangladesh et d’autres étrangers parmi eux. Nous appliquons les (mêmes règles) pour l’ensemble des irréguliers », a-t-il ajouté.

Selon lui, son pays « commence à avoir des problèmes liés à la criminalité » parce que « des réseaux mafieux exploitent cette situation » de détresse des clandestins africains et se livrent à « un trafic d’armes et de drogue ».

Selon des associations des droits de l’Homme, entre 20.000 et 25.000 clandestins d’origine subsaharienne se trouvent actuellement au Maroc.

Une ONG locale a récemment alerté les autorités sur des actes de racisme et de violences dans le cadre de leur expulsion.

La Une d’un hebdomadaire marocain, le 2 novembre, intitulée « Le péril noir » avait suscité une polémique au Maroc et avait été dénoncée comme un acte « raciste », ce dont s’était défendu le journal.

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