Le Maroc pour une loi internationale criminalisant le blasphème

Le Maroc pour une loi internationale criminalisant le blasphème

Le parlement marocain a plaidé pour la mise sur pied par les Nations Unies d’un instrument international criminalisant le mépris des religions révélées et les abus attentatoires aux prophètes et aux messagers, a souligné, mercredi à Istanbul, le premier vice-président de la chambre des représentants Mohamed Yatim.

Intervenant lors de la 10ème session de la conférence de l’Union des parlementaires des Etats membres de l’OCI (UPCI), qui se tient dans la mégalopole turque, M. Yatim a condamné l’atteinte aux valeurs sacrées de l’Islam invitant les Etats membres de l’OCI à poursuivre leurs démarches en concertation avec l’ONU pour la mise en place de cet instrument.

Le Maroc dénonce toutes les formes de terrorisme et ses manifestations qu’il soit terrorisme de groupes ou terrorisme d’Etat, a-t-il rappelé, estimant que la lutte contre le terrorisme nécessite, certes, des approches juridiques et sécuritaires mais exige surtout de s’attaquer aux causes de ce fléau en privilégiant les valeurs de la modération, de tolérance, du dialogue et de l’éducation religieuse à travers des institutions et programmes dans les domaines de l’éducation, de la culture, des médias et des communications.

Cette session de l’UPCI se tient dans des conditions difficiles que traverse la Oumma avec ses aspirations pour la liberté, la démocratie et la justice sociale et qui doit relever de nombreux défis de division, d’injustice et les conséquences qui en découlent notamment le désordre et les instabilités politique et socio-économique qui menacent la cohésion de plusieurs pays du monde islamique, a-t-il ajouté.

Il a également dénoncé l’agression sioniste barbare contre les palestiniens de Gaza et les violations de la Mosquée Al Aqsa ainsi que la poursuite de la colonisation dans les territoires arabes occupés, déplorant le mutisme international sur ces crimes leur donnant, par là, une immunité et une protection en violation flagrante du droit international.

La cause palestinienne restera la cause centrale de la nation islamique et Al Qods constitue une ligne rouge, a affirmé M.Yatim, soulignant l’engagement inconditionnel du Maroc à soutenir le peuple palestinien dans sa résistance et rappelant les massives et imposantes marches populaires de solidarité avec le peuple palestinien en protestation contre les massacres perpétrés par l’armée israélienne. Le vice-président de la chambre des représentants a, à cet effet, mis en relief le rôle primordial du Comité Al Qods, présidé par SM le Roi Mohammed VI, et l’action de Bayt Mal Al Qods dans la préservation de l’identité et la sauvegarde du patrimoine religieux et civilisationnel d’Al Qods Acharif face aux velléités de judaïsation de la ville sainte.

M. Yatim a, enfin, appelé l’UCPI à exercer des pressions sur la communauté internationale et l’Union interparlementaire (UIP) pour la libération des députés palestiniens encore incarcérés tout en réaffirmant la responsabilité collective des pays musulmans pour soulager les souffrances du peuple palestinien, la levée de l’embargo imposé par Israël et la reconstruction de Gaza.

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