Le Maroc a entrepris des « efforts très importants » en matière de réduction de son déficit public

Le Maroc a entrepris des « efforts très importants » en matière de réduction de son déficit public

Le Maroc a entrepris des « efforts très importants » en matière de réduction de son déficit public, qui devrait être ramené à 5% du PIB en 2014, après un pic à 7,6% l’an dernier, a estimé mardi le gouverneur de la Banque centrale, Abdellatif Jouahri.

« Sur les finances publiques, les efforts ont été très importants: de 7,6% à fin 2012, on va vraisemblablement terminer à 5,5% cette année », a indiqué M. Jouahri devant la presse, à l’issue de la réunion trimestrielle de Bank Al-Maghrib (BAM).

Avec les mesures prises en matière de maîtrise des charges, « particulièrement au titre de la caisse de compensation », « il y a peu de risque de rééditer le dérapage de la fin d’année dernière », a-t-il insisté.

Le gouvernement a mis en oeuvre cet été un système d’indexation partielle des prix des carburants afin de limiter le coût de cette caisse, qui subventionne à grand frais des produits de base comme l’essence, la farine ou le sucre.

Après avoir atteint 55 milliards de dirhams (plus de cinq mds d’euros) en 2012, son montant devrait avoisiner les 45 mds (4 mds EUR) cette année, et 35 mds de dirhams (3,1 mds EUR) en 2014.

« Dans la mesure où cette enveloppe est respectée –et il convient au gouvernement de décider dès janvier comme il va procéder–, l’objectif de 5% de déficit devrait être respecté », a jugé le gouverneur de Bank Al Maghrib.

Quant à la croissance, « en tablant sur une campagne agricole moyenne », elle devrait avoisiner 3% à 3,5% en 2014, d’après Abdellatif Jouahri.

En 2013, la croissance marocaine a connu un rebond notable, atteignant 4,5% à 5%, à la faveur d’une campagne agricole exceptionnelle, liée à une forte pluviométrie hivernale.

La Banque centrale table en outre sur une inflation de 2,1% en 2013 et 2,5% en 2014.

En conséquence, elle a décidé de maintenir son taux directeur inchangé, à 3%, selon M. Jouahri, qui a précisé qu’une équipe du Fonds monétaire international (FMI) se trouvait actuellement au Maroc.

Le royaume a bénéficié à l’été 2012 d’une ligne de crédit « de précaution » de 6,2 milliards de dollars pour faire face aux « chocs extérieurs », mais n’y a pas eu recours pour le moment.

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