Le Maroc dans les Zones UEMOA et CEMAC

Le Maroc dans les Zones UEMOA et CEMAC

Nourrir le lien immatériel pour consolider le bien matériel La tournée africaine de sa Majesté le Roi Mohamed VI qui la mènera au Sénégal, en Cote d’Ivoire et au Gabon, s’inscrit en droite ligne de la nouvelle diplomatie économique du Maroc dans le Grand Sud, mise en œuvre depuis plus d’une dizaine d’années.

Du temps de Feu sa Majesté le Roi Hassan II, les relations internationales du Maroc envers ses voisins du Grand Sud étaient surtout dominées par l’assistanat multiforme que le défunt Souverain consentait à l’égard de ses pays frères. Avec le Roi Mohamed VI, les affaires et les échanges commerciaux sont venus compléter le panorama des relations Sud-Sud entre le Maroc et les pays d’Afrique au Sud du Sahara, notamment les pays de l’espace UEMOA (Union Economique et Monétaire Ouest-Africaine) et de l’espace CEMAC (Communauté Economique et Monétaire d’Afrique Centrale).
Depuis plus d’une dizaine d’années, le Maroc s’est tourné vers le Grand Sud qui est devenu un véritable relais de croissance pour ses PME/PMI et une bouffée d’oxygène pour ses vaisseaux amiraux (RAM, Attijari, Maroc Télécoms, OCP) du Royaume. N’est ce pas que Feu le Roi Hassan II qui disait que le Maroc est un arbre dont les racines sont en Afrique  et les branches, en Europe? Ce qui épouse parfaitement une sagesse bien sénégalaise qui enseigne que ‘’quand le guerrier recule dans un champ de bataille, ce n’est point une fuite, mais une prise d’élan pour mieux sauter sur sa cible’’…
Toutefois, un constat donne à voir que la nouvelle diplomatie économique du Maroc vers le Grand Sud reste dominée par la conquête du bien matériel (échanges commerciaux et conquête des parts de marché). Or, en Afrique, notamment en Afrique de l’Ouest et du Centre, pour consolider les conquêtes commerciales et les parts de marché dans la durée, il faudra aussi tisser, nouer, nourrir et raffermir le lien immatériel. A long terme et de manière stratégique, la nouvelle diplomatie économique du Maroc, pour le moment essentiellement axé sur le bien matériel, gagnerait aussi à s’ouvrir sur les échanges de biens immatériels dans les domaines de l’Art et de la Culture.
En Afrique en général et particulièrement au Sud du Sahara, le lien immatériel est très cultivé dans tous les domaines de la vie, que ce soit en Politique, en Société comme dans les Affaires. Dès lors, les échanges culturels et artistiques deviennent de puissants véhicules pour renforcer les échanges commerciaux en forte croissance du Maroc vers les pays de la Zone UEMOA et CEMAC.
Pour le Royaume du Maroc dont l’économie a besoin de débouchés et pour les pays francophones de l’Afrique de l’Ouest et du Centre aux territoires d’affaires et d’opportunités presque ‘’vierges’’ dont tout reste à faire, une sagesse africaine enseigne ‘’qu’entre celui qui cherche où passer la nuit et celui qui cherche de la compagnie,  normalement ils devraient s’entendre‘’… Encore faudrait-il cultiver la question du Sens, du Lien pour accéder  au Bien ou pour le consolider.
Ce qui nous amène à croire que le Royaume gagnerait davantage à aller dans le sens d’une prise en charge plus soutenue des échanges de biens immatériels avec les pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre qui sont de véritables relais de croissance pour  son économie. Pour justement, rendre plus dynamique, le dialogue, la complémentarité et la complicité entre les Arts et Culture arabo-berbères et négro-africaines dans une perspective d’une commune identité africaine. Au-delà des initiatives privées dans ce sens, n’y a t-il pas des actions à mener et des initiatives à prendre au plus haut niveau?
PAR : Mohamadou SY

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Maroc

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