Le Maroc critique le rapport de MSF sur les violences contre les migrants

Le Maroc critique le rapport de MSF sur les violences contre les migrants

Un officiel marocain a dénoncé vendredi des omissions dans le rapport de Médecins sans frontières (MSF) sur les violences commises contre les migrants clandestins, et assuré notamment que l’action des forces de sécurité du royaume était « strictement encadrée par la loi ».

Médecins sans frontières (MSF) s’est alarmée mercredi d’une hausse des violences contre les migrants clandestins, dans un rapport publié au moment où l’ONG s’apprête à quitter définitivement le Maroc après avoir jugé sa mission d’assistance médicale inadaptée à la situation sur le terrain.

Ce rapport « omet de signaler que les migrants bénéficient de l’ensemble de leurs droits au même titre que les nationaux », a réagi vendredi une source au sein du ministère de l’Intérieur.

Selon cette source anonyme, l’organisation humanitaire « occulte tous les efforts déployés par les autorités marocaines en matière de protection des victimes » ainsi que « la doctrine et l’engagement » de ces autorités « pour la non expulsion des migrants vulnérables ».

« L’action des services de sécurité lors des opérations de reconduite aux frontières est strictement encadrée par la loi, les textes réglementaires et par les décrets d’application. Tout agent qui transgresse ces règles est passible de poursuites disciplinaires voire pénales », souligne encore cet officiel.

Dans son document, MSF parle de « recrudescence importante des abus » en 2012. Critiquant l’action des forces de sécurité marocaines et espagnoles, elle appelle Rabat et Madrid à « prendre des mesures drastiques de façon immédiate » afin de mettre un terme à la « violence institutionnelle généralisée ».

MSF met aussi en avant la responsabilité de l’UE en constatant que, depuis 10 ans, Bruxelles a « durci ses controles aux frontières et externalisé de plus en plus sa politique migratoire ». D’un « pays de transit » le Maroc est aussi devenu « un pays de destination par défaut », relève-t-elle.

Selon des associations locales, de 20.000 à 25.000 clandestins originaires du sud du Sahara se trouvaient fin 2012 sur le sol marocain, dans l’hypothétique espoir d’un passage en Espagne, le pays européen voisin.

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