Le Maroc aide à l’arrestations de personne pour blanchiment via des bitcoins

Le Maroc aide à l’arrestations de personne pour blanchiment via des bitcoins
0 commentaires, 20/01/2016, Par , Dans Couverture, Monde

La police financière néerlandaise a arrêté 10 personnes aux Pays-Bas pour blanchiment d’argent via la vente de la monnaie virtuelle bitcoin dans le cadre d’une enquête internationale, a indiqué le parquet néerlandais mercredi.

Quinze perquisitions ont été menées mardi dans huit villes néerlandaises, a expliqué le parquet dans un communiqué : des voitures de luxe, de l’argent liquide et des composants utilisés pour produire de l’ecstasy ont été saisis.

« Des comptes en banque et des compte de bitcoins ont également été saisis, grâce à l’aide des Etats-Unis, de l’Australie, du Maroc et de la Lituanie », a ajouté le parquet.

Les banques avaient donné l’alerte à la police financière : de « grosses sommes d’argent », d’un montant qui n’a pas été spécifié par le parquet, étaient virées sur des comptes bancaires avant d’être immédiatement retirées au distributeurs d’argent.

Les criminels actifs sur le « Dark Web » – des sites transformés en marché noir de la drogue et des armes, notamment, cachés derrière le paravent de réseaux cryptant les échanges – sont souvent payés en bitcoins, une monnaie virtuelle, selon la même source.

Cet argent est ensuite transféré vers des « banquiers de bitcoins », qui se chargent de les transformer, contre commission, en argent liquide, assure le parquet.

« Le commerce de bitcoin n’est pas régulé ou surveillé par les autorités financières », ajoute le parquet : « c’est donc un moyen attractif pour les criminels pour blanchir leur argent ».

Contrairement aux devises physiques telles que l’euro ou le dollar, le bitcoin n’est régi par aucune banque centrale ni aucun gouvernement, mais par une vaste communauté d’internautes.

Le bitcoin s’est bâti une réputation sulfureuse en raison de son manque de transparence, après la faillite en 2014 de la plateforme d’échanges MtGox, et de son utilisation dans des affaires criminelles.

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