Le fils de l’ancien premier ministre Abbes El Fassi Fihri occupe un poste fictif à la télévision marocaine

Le fils de l’ancien premier ministre Abbes El Fassi Fihri occupe un poste fictif à la télévision marocaine

Abdelmajid El Fassi Fihri, fils de l’ancien premier ministre Abbes El Fassi Fihri, occupe depuis quatre ans un poste fictif à la télévision publique marocaine. Ssi Abdelmajid a été recruté en 2009 par la Société nationale de radiodiffusion et télévision (SNRT) quand baba était premier ministre. Il touche un gros salaire qui n’a pas été révélé.

Le PDG de la SNRT, Faïçal Laâraïchi, a confirmé au site Lakome l’information mais a été incapable d’expliquer de quoi est chargé « ould sidi » à la télévision publique marocaine. « C’est entre lui et moi », a déclaré Laâraïchi au site arabophone.

C’est-à-dire en termes directs « De quoi je me mêle ? Circulez, il n’y a rien à voir ».

Mais pourquoi alors la deuxième famille régnante du Maroc (après les Alaouites bien entendu) des Fassi Fihri se fâche quand certains impertinents l’accusent de sucer le sang des Marocains ?

Si les Fassi Fihri monopolisaient les secteurs du commerce et de l’industrie, personne ne songerait (ou un petit peu peut-être..) à les critiquer pour cela, nous ne sommes pas en Union Soviétique. Et même en Chine et à Cuba il est dorénavant permis de faire des affaires.

Le problème c’est que les membres de ce clan accaparent de manière hégémonique les postes de dirigeants d’entreprises nationales et la haute fonction publique. Souvent sans relation aucune avec leurs mérites personnels mais simplement parce qu’ils s’appellent Fassi Fihri.

Abbes El Fassi a été premier ministre, son neveu Taïb Fassi Fihri a été ministre des affaires étrangères et occupe actuellement un poste de conseiller royal, son autre neveu Ali Fassi Fihri est directeur général de l’Office national de l’électricité et l’eau potable, l’épouse de ce dernier, Yasmina Baddou, a été ministre de la santé, et un autre neveu de Ssi Abbes, Othmane Fassi Fihri, est à la tête de la Société nationale des autoroutes du Maroc.

Et ce n’est pas fini. Un autre neveu de la momie fassie, Mounir Chraïbi, a été wali de Marrakech et ancien directeur général de la CNSS (Caisse nationale de sécurité sociale), un cousin germain de Taïb Fassi Fihri, Mohamed Fassi Fihri, est wali inspecteur général de l’administration territoriale, et l’un des ses frères, Zouheir Fassi Fihri, a occupé le poste de directeur général du Crédit agricole.

Un fils d’Allal El Fassi, Hani El Fassi Fihri, est membre du Conseil constitutionnel.

Enfin, cerise sur le gâteau, Nizar Baraka, petit-fils d’Allal El Fassi et gendre de Abbes, a été et est toujours ministre de l’économie et des finances.

Là, il n’est question que de fonctions ayant une relation directe avec l’Etat marocain. Le petit Brahim Fassi Fihri, dont le progéniteur, Baba Taïb, veut à tout prix faire de son rejeton une lumière avec l’Institut Amadeus, alors qu’il n’y a rien à tirer de ce fils-à-papa, et l’autre fils de Abbes, Fihr Fassi, qui bosse pour Mohamed Mounir Majidi, ne peuvent être considérés comme des fonctionnaires.

Et maintenant, on a Abdelmajid El Fassi Fihri. Ewa bezzaf !

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