Le cinéma marocain est devenu plus réaliste dans le traitement des questions de la société (critique égyptien)

Le cinéma marocain est devenu plus réaliste dans le traitement des questions de la société (critique égyptien)
0 commentaires, 23/02/2012, Par , Dans Culture

Le critique et écrivain égyptien Farouq Abdelkhaleq a souligné, jeudi à Louxor, que le cinéma marocain est devenu, au cours des deux dernières décennies, plus réaliste et plus audacieux dans le traitement des questions de la société. Le cinéma marocain a réussi, au cours des dernières décennies, à forger une personnalité avec un traitement professionnel des questions sensibles liées à la société, a-t-il dit dans une déclaration à la MAP en marge de la projection du film marocain mains rudes de Mohamed Asli dans le cadre du 1er festival international de Louxor de cinéma africain.

Pour l’écrivain égyptien, le soutien apporté par l’Etat et la marge de liberté d’expression au Maroc ont permis un développement qualitatif et quantitatif du cinéma marocain contrairement aux expériences d’autres pays arabes et africains qui restent encore modestes dans le traitement de certains questions sensibles de la société.

Dans ce sens, il a fait savoir que parmi les questions traitées avec audace par le cinéma marocain figurent celles concernant la femme et les enfants de la rue, citant à titre d’exemples les films mains rudes, Samira dans la ferme de Latif Lahlou, Les oubliés de Hassan Benjelloun et Ali Zaoua de Nabil Ayouch.

Revenant sur l’histoire du cinéma marocain, M. Abdelkhaleq a mis l’accent sur les changements intervenus sur l’industrie cinématographique grâce notamment à la participation active des films marocains dans les festivals internationaux et son ouverture sur d’autres cultures et perspectives plus vastes.

Le Maroc est représenté à cette édition, organisée du 21 au 27 février, par Mains rudes de Mohamed Asli, Courte vie d’Adel Fadili et Andalousie, mon amour de Mohamed Nadif.

Mains rudes et Courte vie représentent le Maroc aux compétitions officielles des longs-métrages et courts-métrages.

Quant à Andalousie mon amour, il sera projeté en marge des compétitions officielles de ce festival, marqué par la participation de 30 pays africains.

Participent également à cette édition le critique de cinéma marocain Mustapha Masnaoui et le commissaire du Festival de Khouribga du cinéma africain Hassan Andova, ainsi que la réalisatrice Faouzia Zineddine qui devront animer des conférences en marge de ce festival.

Le Maroc est également représenté au jury du court-métrage par le critique Masnaoui aux cotés de l’artiste égyptien Amr Waked et la réalisatrice burkinabé Fanta Régina Nacro et les metteurs en scène camerounais Jean-Pierre Bekolo et franco-guinéen Mama Keita.

Quant au jury du long-métrage, il comprend l’actrice tunisienne Hind Sabri et les réalisateurs Mohamed Khan (Egypte), Idrissa Ouedraogo (Burkina Faso) et Abderrahmane Sissako (Mauritanie).

Au menu de ce festival figurent aussi un hommage aux réalisateurs égyptien Daoud Abdel Sayed et éthiopien Haile Gerima, ainsi que des tables rondes et conférences sur le cinéma africain.

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FilmMaroc

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