L’armée israélienne a tué deux Palestiniens accusés de l’assassinat d’Israéliens

L’armée israélienne a tué deux Palestiniens accusés de l’assassinat d’Israéliens

L’armée israélienne a tué mardi les deux Palestiniens accusés d’avoir assassiné en juin trois jeunes Israéliens en Cisjordanie occupée, au moment où négociateurs israéliens et palestiniens devaient se retrouver au Caire pour consolider la trêve à Gaza.

L’assassinat de ces trois Israéliens, portés disparus le 12 juin et dont les corps avaient été découverts le 30 juin, avait ouvert un cycle de violence qui a culminé avec le lancement le 8 juillet d’une offensive militaire israélienne sur la bande de Gaza.

Ce conflit qui a duré 50 jours a fait près de 2.200 morts côté palestinien, en grande majorité des civils, et 73 côté israélien, quasiment tous des soldats.

Marwan Qawasmeh, 29 ans, et Amer Abou Eisheh, 32 ans, ont été tués au cours d’un assaut sur la maison où ils se trouvaient à Hébron, dans le sud de la Cisjordanie. Les familles qui ont identifié les corps ont affirmé que les dépouilles portaient des brûlures et que des membres avaient été déchiquetées.

Leur mort ainsi que l’arrestation de trois autres membres de la famille Qawasmeh, très influente à Hébron, font redouter de nouvelles violences dans cette ville où s’affrontent régulièrement Palestiniens d’un côté et colons et soldats israéliens de l’autre.

La tension est en effet déjà élevée en temps normal à Hébron, où vivent 200.000 Palestiniens et quelque 700 colons juifs.

A la mi-journée, quelque 3.000 personnes ont participé aux funérailles des deux hommes. La foule a porté les deux corps enveloppés dans des drapeaux du Hamas d’une mosquée au cimetière. La branche armée du Hamas, le mouvement islamiste qui contrôle Gaza, a salué dans un communiqué les « deux combattants martyrs ».

Après la disparition des trois jeunes Israéliens, une vaste campagne d’arrestations avait été lancée en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, aboutissant à l’incarcération de quelque 2.000 Palestiniens en trois mois.

Israël a accusé le Hamas d’être derrière les enlèvements, arrêtant environ 300 de ses membres en Cisjordanie. Le mouvement islamiste a démenti toute implication tout en saluant ces rapts.

L’armée a réaffirmé mardi que Qawasmeh appartenait au Hamas. En juillet, un autre membre de sa famille, Hussan, avait été arrêté et présenté comme celui ayant « orchestré » les enlèvements.

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