L’AMDH dénonçons l’attitude de l’ambassade du Sénégal au Maroc envers les migrants sénégalais

L’AMDH dénonçons l’attitude de l’ambassade du Sénégal au Maroc envers les migrants sénégalais

Un réseau d’ONG, dont l’Association marocaine des droits humains (AMDH), a interpellé jeudi les autorités du Sénégal sur la situation au Maroc de migrants originaires de ce pays, dénonçant par ailleurs l’attitude de la représentation sénégalaise à Rabat lors de récentes violences.

Vingt et un migrants clandestins sont actuellement jugés devant un tribunal de Rabat pour « attroupement armé, désobéissance et violences contre les forces de l’ordre », à la suite de heurts avec les forces de l’ordre le 28 mai dans l’enceinte même de l’ambassade du Sénégal à Rabat.

La prochaine audience est prévue ce vendredi.

Avant ces violences, une centaine de personnes avaient pénétré dans la représentation diplomatique pour protester contre un « acharnement » de la police marocaine à leur égard.

« Nous dénonçons l’attitude de la représentation diplomatique du Sénégal au Maroc qui a autorisé -voire demandé- l’intervention des forces de l’ordre marocaine dans son enceinte », a réagi dans un communiqué le réseau d’ONG.

« Des manifestants ont été blessés lors des affrontements », ont avancé les ONG, appelant de manière plus générale Dakar à « ouvrir une enquête autour des allégations de violations des droits des ressortissants sénégalais au Maroc ».

Selon elles, les autorités marocaines ont « de plus en plus recours à la confiscation » de passeports « sans aucune procédure judiciaire ».

Interrogé par l’AFP au sujet des incidents du 28 mai, le ministre de l’Intérieur Mohand Laenser a confirmé que les forces de l’ordre étaient intervenues « à la demande de la représentation diplomatique » sénégalaise.

Cité par le site internet du quotidien sénégalais Le Soleil, l’ambassadeur du Sénégal, Amadou Sow, absent au moment des faits, a pour sa part affirmé que les manifestants avaient fini par se montrer menaçants, évoquant un « saccage des locaux avec des barres de fer et des pierres ».

Selon des associations locales, de 20.000 à 25.000 clandestins originaires du sud du Sahara se trouvaient fin 2012 sur le sol marocain, dans l’hypothétique espoir d’un passage en Europe.

En mars dernier, Médecins sans frontières (MSF) s’était alarmé d’une hausse des violences contre les migrants clandestins au Maroc.

Les autorités marocaines avaient alors assuré que l’action de ses forces de sécurité était « strictement encadrée par la loi ».

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