Lahcen Daoud : « Nous allons simplifier les procédures d’équivalences des diplomes »

Lahcen Daoud : « Nous allons simplifier les procédures d’équivalences des diplomes »

La simplification des procédures d’équivalence aux diplomes étrangers, la promotion des partenariats publics/privés et l’incitation du secteur privé à aller de l’avant font parties des principales décisions entreprises par le ministre de l’enseignement supérieur.

« Nous allons simplifier les procédures d’équivalences », a indiqué Lahcen Daoudi dans un entretien publié mercredi par le journal l’Economiste, précisant qu’un listing sera établi et communiqué dans les lycées, au niveau du ministère de l’enseignement supérieur ainsi que dans les ambassades.

« Nous allons établir des critères transparents valables pour tout le monde mais sans effet rétroactif », a-t-il précisé, affirmant que les diplomes obtenus en dehors des listes des établissements qui seront affichés ne seront pas reconnus.

Pour ce qui est des diplomes délivrés par les établissements privés marocains, le ministre a assuré qu’il « n’est pas question d’accorder les équivalences tant que les cahiers de charges ne sont pas respectés ».

« Nous ne sommes pas opposés aux écoles privées », a-t-il affirmé avant d’ajouter que l’économie marocaine a besoin de ces établissements qui doivent aller de l’avant.

« Les écoles privées sont complémentaires des établissements d’enseignements publics et tous ceux qui remplissent les conditions prévues par la loi auront leur droit », a-t-il assuré.

Les écoles privées ont, selon lui, la souplesse et la flexibilité nécessaires pour répondre rapidement aux besoins du marché, ce qui n’est pas le cas pour les établissements publics, soulignant l’impératif d’avoir une stratégie pour faire bénéficier l’école des retombées de la coopération. « Une école qui grandit et prend une certaine dimension peut passer au partenariat public/privé », a-t-il noté.

Evoquant le chomage des diplomés, le ministre a estimé que la faute est à l’économie et non pas à l’université.

La responsabilité de l’université est limitée, a indiqué M. Daoudi expliquant que « si nous avions des taux de croissance de 7 pc et 8 pc, les docteurs au chomage ne seront pas en surplus ».

Le ministre a également relevé le problème d’encadrement des étudiants qui handicapent surtout les facultés. « Notre urgence est de mettre l’amphi à niveau » a-t-il indiqué, relevant que le taux encadrement au Maroc est le plus bas au monde.

« Nous devons développer d’autres méthodes pédagogiques, se mettre aux nouvelles technologies pour faire face à la massification », a souligné le ministre rappelant toutefois que le nombre des étudiants au Maroc est réduit, soit 450.000 étudiants. « Or nous devions dépasser le million . Nous avons un retard au niveau de l’offre de place. C’est un grand problème pour le Maroc », estime le ministre.

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