La vérité scientifique du Coran

La vérité scientifique du Coran

Les gens engloutissent des sommes colossales et des centaines, des milliers d’heures de travail ardu, dur et rude, dans des examens minutieux, dans des études précises, dans la recherche et la prospection ; ils passent de longues journées et des nuits entières à observer les phénomènes et les étudier au moyens de microscopes et/ou d’endoscopes et/ou de tout autre instrument d’observation ; ils basculent de l’infiniment grand de l’espace et de ses milliards d’années-lumière à l’infiniment petit des abysses océanes ou encore à l’infiniment étrange du tréfonds des jungles et forêts vierges, où des choses passionnantes se produisent, des choses dépassant les sens humains, l’entendement humain et le sens commun. Ils procèdent à des expériences, les reproduisent et les répètent autant que nécessaire, puis les présentent sous formes d’équations mathématiques fort complexes et les matérialisent au moyen de structures géométriques conformes. Tout cela nécessite des années de labeur, tout cela engloutit des vies entières dans la recherche… Puis, quand, d’aventure, l’un de ces chercheurs obtient un prix pour ses travaux ou ses découvertes, il en devient encore plus humble, il ne prend pas la grosse tête, il ne se qualifie pas de « savant entre les savants » ou encore d’ « un océan de connaissances », non… il fait montre de la plus grande humilité et annonce, chuchote que « ce prix l’encourage à aller encore plus de l’avant dans la recherche et la découverte, car la science humaine en a besoin et qu’elle ne se trouve encore qu’aux balbutiements de la connaissance ».

Voilà, donc, ce qui se produit chez les autres que les musulmans, dans les contrées américaines et européennes, et même asiatiques…

Quant à chez nous, aux pays des arabes et des musulmans, où domine et prédomine la vanité et la propension à se montrer hautain, les chantres des courants islamiques ont trouvé le moyen de contourner cette psychologie (psychose ?) du sous-développement et ce sentiment de dépassement de leurs peuples, d’humiliation ressentie face aux avancées majeures des pays avancés qui font avancer le monde… Ainsi, après s’être vigoureusement gratté la barbe et avoir puissamment scruté les résultats atteints par les autres, au lieu de s’incliner respectueusement devant des peuples qui ont consacré leur temps et leurs efforts à la science, la connaissance et à l’aventure de la recherche, au lieu de s’atteler à donner les moyens à leurs pays de se plonger eux aussi dans le monde aussi tortueux que vertueux de la quête scientifique selon les méthodes communément reconnues, et afin d’apporter leurs pierres à la construction du temple universel de la connaissance… voilà que ces gens-là crient à s’en faire éclater les poumons, de toute la force de leur ignorance : « Tout ça existe et figure en bonne place dans le Coran, Dieu est grand et gloire Lui soit rendue ! »… Et puis ils s’empressent de répandre leur « découverte » auprès de populations qui regroupent toutes les sortes et tous les types du sous-développement, un sous-développement solidement encadré par des systèmes politiques absolument absolutistes.

Les musulmans avisent les découvertes scientifiques réalisées, les vraies, puis tentent de se les accaparer en entreprenant de leur conférer l’onction de la religion et la légitimité qui va avec ; pour ce faire, et si besoin est, ils n’hésitent pas à tirer un peu sur les textes, voire à les tordre juste ce qu’il faut, souvent de manière risible mais affligeante, comme si les convictions religieuses avaient eu un jour besoin d’être scientifiquement étayées pour y faire adhérer encore plus de gens, et comme si la croyance spirituelle et religieuse dans les messages divins ne pouvait être et exister que par la conformité de ces messages aux conclusions scientifiques sur la physique et l’espace.

Cette vision des choses, il faut le dire, est dangereuse aussi bien pour la science que pour la religion… Ainsi, elle est un danger pour la science car elle mélange abusivement deux domaines qui pourtant n’ont aucune relation, ni dans le fonds ni dans la méthodologie ; et elle constitue un péril pour la religion car les observations et vérités scientifiques sont par nature provisoires et peuvent à tout moment être améliorées, revisitées, voire corrigées. Par ailleurs, exploiter la science par la religion et pour des raisons religieuses est aussi un exercice dangereux car imaginons que des spécialistes entreprennent de rédiger des volumes pour réfuter la vérification de la science par la religion, et pour établir ce qu’ils appellent ou ont appelé « les erreurs scientifiques du Coran », « les erreurs arithmétiques du Coran » ou encore les « erreurs historiques du Coran », la religion sera reléguée à une chose ordinaire exposée à la critique… Et qui pourra être tenu pour responsable de ce dérapage ? Ceux-là mêmes qui impliquent la religion dans tout et en tout, en politique, en science et même en sport et dans l’art.

Si ces gens-là avaient consacré en temps et en argent ce qu’ils avaient englouti en énergie pour diffuser leurs idées délirantes sur « le miracle scientifique », « la vérité scientifique », ils auraient peut-être, sans doute, réussi à jeter les bases d’une recherche et d’une renaissance scientifiques dans leurs pays.

    Par : Ahmed Assid

À propos Ghita Senhaji

2 commentaires

  1. SxxD
    décembre 3rd, 2012 12:44

    Amen.
    C’est Ahmed Assid l’auteur de cet article?

    Répondre

    • El Bergag
      décembre 3rd, 2012 13:12

      oui

      Répondre

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