La Turquie ne restera pas silencieuse devant la montée du racisme et de l’islamophobie en Europe (Erdogan)

La Turquie ne restera pas silencieuse devant la montée du racisme et de l’islamophobie en Europe (Erdogan)

La Turquie ne restera pas silencieuse devant « la montée insidieuse » du racisme, de la xénophobie et de l’islamophobie en Europe

, a affirmé le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, qui s’exprimait mercredi à Ankara lors d’une réunion de son Parti de la Justice et du Développement (AKP).Erdogan, dont les propos ont été rapportés par les médias turcs, faisait allusion au vote en France de la loi sur la négation du génocide arménien, qui constitue, selon lui, « la manifestation grave d’un danger insidieux en Europe ».

« Derrière cette loi (…) se cache une mentalité, une approche raciste indéniable. Pour cette raison il ne s’agit pas d’une affaire qui concerne seulement la Turquie et la France mais d’une question directement liée à l’Europe, à l’Union européenne », a-t-il dit.

Ce texte, qui prévoit de punir d’un an de prison et de 45.000 euros d’amende la négation de génocides reconnus comme tels par la loi française, dont le génocide arménien, est une « loi raciste qui limite la liberté de la pensée et d’expression et qui portera atteinte non seulement aux relations entre la Turquie et la France, mais également aux valeurs françaises elles-mêmes », a souligné le chef du gouvernement turc.

Le vote de cette loi a provoqué une crise profonde entre Paris et Ankara, qui ne reconnaît pas le caractère génocidaire des massacres d’Arméniens survenus en Anatolie en 1915 sous l’empire Ottoman.

Après le vote du texte par l’Assemblée nationale en décembre dernier, la Turquie avait suspendu sa coopération politique et militaire avec la France. Après le vote au Sénat, elle a promis de nouvelles représailles, si la loi était promulguée par le président français, Nicolas Sarkozy.

Mardi matin, 72 sénateurs et 65 députés ont déposé des recours contre cette la loi auprès du Conseil constitutionnel, qui peut censurer une loi qu’il juge contraire à la Constitution, s’il est saisi par 60 députés, 60 sénateurs, le chef de l’Etat, le président de l’Assemblée nationale ou celui du Sénat.

Plusieurs responsables turcs, dont le Premier ministre, ont salué cette saisine « hautement honorable ».

« (…) Nous allons attendre maintenant la décision du Conseil constitutionnel, que nous pensons qu’elle sera en ligne avec les vieilles traditions françaises de démocratie et de primauté de la loi », a indiqué le ministère turc des Affaires étrangères dans un communiqué.

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