La Turquie ne permettra jamais un Etat kurde dans le nord de la Syrie

La Turquie ne permettra jamais un Etat kurde dans le nord de la Syrie

La Turquie ne permettrai jamais qu’un nouvel Etat kurde soit établie dans le nord de la Syrie, a indiqué, vendredi, le président turc Recep Tayyip Erdogan.

Le chef de l’Etat a accusé les forces kurdes des unités de protection du peuple (YPG), bras armé du parti de l’union démocratique considéré comme l’aile syrienne du PKK, de vouloir achever l’opération de changement de la structure démographique dans la région .

Nous ne fermerons pas l’œil , a-t-il mis en garde, affirmant qu’il est clair que (le président) Assad, l’Etat islamique (EI) et les unités YPG et le PKK (mouvement rebelle du parti des travailleurs du Kurdistan) sont dans une sorte de coopération .

Cette déclaration survient après des informations faisant état de l’expulsion vendredi de 800 turkmènes syriens d’un village situé à 10 km à l’est de Tall Abyad, aux frontières entre les deux pays. Les YPG ont chassé, la semaine dernière, les jihadistes de l’EI de cette ville, située à 50 kms au nord de Raqqa, chef-lieu de la province éponyme devenue de facto la capitale de l’EI en Syrie.

La victoire à Tall Abyad a suscité les craintes d’Ankara redoutant que les kurdes syriens, qui contrôlent ainsi près de 400 kilomètres des frontières syriennes avec la Turquie entre Aïn Al Arab et Tal Abyad, ne constituent un territoire autonome sur le Rojava (Kurdistan syrien) comme l’ont fait les kurdes d’Irak.

Le président Erdogan a exprimé, à plusieurs reprises, ses inquiétudes sur le déplacement massif des Turkmènes et des Arabes comme une conséquence de l’avancée des kurdes dans Tall Abyad, estimant que l’opération contre l’EI remplace la population par les Kurdes affiliés au PKK qui vont devenir une menace pour la Turquie .

Le gouvernement turc a accusé les kurdes de pratiquer le nettoyage ethnique contre les non kurdes, dénonçant que certains groupes armés kurdes veulent former une zone de contrôle proche des frontières sud du pays en menant une stratégie de repeuplement ethnique .

Nous observons sur le terrain une tentative en cours de la part des Kurdes pour pousser à l’exil les populations arabes et turkmènes, de nettoyer le nord de la Syrie en les remplaçant par d’autres éléments et de réunir ensemble plusieurs cantons en unifiant les trois existants de Kobané (Ain Al Arab), Jazira et Afrin, a estimé le porte-parole du gouvernement Bulent Arinç.

À propos François Deville

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