La Suisse est le seul pays à être transparent sur les montants bloqués à la suite du Printemps arabe

La Suisse est le seul pays à être transparent sur les montants bloqués à la suite du Printemps arabe

La Suisse a été à peu près le seul pays à être transparent sur les montants bloqués à la suite du Printemps arabe, a affirmé le procureur général de la Confédération suisse, Michael Lauber, dans un entretien publié jeudi par le quotidien Le Temps.

Réagissant aux reproches tunisiens concernant la lenteur des procédures visant la restitution des fonds du clan du président déchu, Zine el-Abidine Ben Ali, gelés dans les banques helvétiques, Michael Lauber a déclaré qu' »apparemment plus on coopère, plus on travaille, plus on est critiqué ».

« Le président tunisien (Moncef Marzouki) se plaint du seul pays qui coopère vraiment dans ce dossier. Un an et demi dans un dossier comme celui-ci ce n’est pas long. Durant cette période nous avons avancé assez loin », a-t-il dit, expliquant que la Suisse a déjà envoyé un expert en Tunisie et qui sera suivi prochainement par un analyste financier délégué par la Banque Mondiale.

Pour restituer, il faut d’abord prouver l’existence d’une organisation (criminelle û NDLR), et cela ne peut se faire qu’avec les autorités judiciaires du pays d’origine qui sont les seules à pouvoir le faire. En attendant, l’argent reste bloqué jusqu’à ce que les prévenus démontrent l’origine licite de leurs fonds, a-t-il ajouté, affirmant que l’objectif est de rendre l’argent aussi vite que possible, dans la mesure où son origine criminelle sera prouvée.

À propos François Deville

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