La France étudie l’installation de deux réacteurs nucléaires en Arabie saoudite

La France étudie l’installation de deux réacteurs nucléaires en Arabie saoudite

La France et l’Arabie saoudite ont annoncé mercredi le lancement d’une étude pour l’installation de deux réacteurs nucléaires EPR en Arabie saoudite, quelques jours avant la conclusion espérée d’un accord international sur le programme nucléaire controversé de son rival iranien.

Un accord a été signé « pour lancer une étude de faisabilité sur deux réacteurs EPR, qui s’inscrit dans le cadre de l’ambitieux programme énergétique de l’Arabie Saoudite », a indiqué le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, coprésident avec le ministre saoudien de la Défense Mohamed Ben Salmane d’une « Commission conjointe franco-saoudienne » qui a eu sa première réunion mercredi à Paris.

Un accord a également été signé sur la formation à la sûreté nucléaire et un autre sur le traitement des déchets, a ajouté M. Fabius.

Ces contrats surviennent au moment même où des négociations intensives se déroulent à Vienne pour parvenir à un accord final d’ici au 30 juin entre l’Iran et six grandes puissances (Etats-Unis, Russie, Allemagne, France, Grande-Bretagne et Chine). L’objectif est en échange d’une levée des sanctions qui frappent son économie de laisser à l’Iran, grand rival de l’Arabie saoudite au Moyen-Orient, la capacité de développement d’un programme nucléaire civil sans avoir les moyens d’acquérir la bombe atomique.

A la tête d’une imposante délégation, Mohamed Ben Salmane, vice-prince héritier, qui a évoqué le dossier iranien avec Laurent Fabius, a été reçu par le président français François Hollande en fin d’après-midi à l’Elysée.

Dans le domaine du nucléaire civil, « deux EPR sont envisagés » mais « il ne suffit pas qu’on s’engage sur un volume. Il faut aussi que les Saoudiens fassent un certain nombre de démarches qui les concernent en matière de sûreté, de formation de leur personnel, etc. », a-t-on expliqué de source diplomatique française après cet entretien.

« Le fait d’avoir signé une lettre d’intention est significatif car la concurrence est vive. Nous sommes les premiers à signer. Si les EPR sont bien mis en oeuvre, ce qui sera certainement le cas, ça nous fera passer (le montant des contrats obtenus avec l’Arabie saoudite) à 22, 25 milliards », selon la même source.

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