La détention provisoire… un système à revoir

La détention provisoire… un système à revoir
0 commentaires, 05/12/2012, Par , Dans Chroniques, Couverture

Le parquet ne s’est pas opposé à la liberté provisoire de M. Ibrahimi et ses co-accusés, qui restent poursuivis, mais en dehors de leurs cellules où ils ont été placés voici plusieurs mois. Mais le même parquet s’était opposé à cette même liberté, pas plus tard qu’il y a encore quelques jours.

Il n’est pas facile d’imaginer ce qui se produit dans les salles de tribunal, ainsi que dans les bureaux des procureurs et des juges d’instruction, car ce sont des choses qui, semble-t-il, nous échappent.

Reprenons depuis le début… A l’éclatement de cette grosse affaire, les parties concernées et responsables se sont empressées de placer tous les suspects en détention, et le juge d’instruction, depuis cette date, a toujours refusé de leur accorder la liberté provisoire en dépit des garanties qu’ils offraient ; puis il s’est quelque peu détourné de leur cas, probablement parce que M. le juge d’instruction était occupé par d’autres affaires… Jusqu’à ce jour où tous ces gens ont été libérés, confirmant ainsi que la décision de les maintenir en cellule n’était pas la plus judicieuse qu’ait pu prendre ce juge. Cela signifie que ces personnes ont passé des mois entiers en prison suite à une mauvaise appréciation de leurs dossiers. Il est donc parfaitement de leur droit de s’estimer victimes de cette mauvaise appréciation.

Et la même chose s’applique certainement à M. Khalid Alioua et ses co-accusés. Le juge d’instruction a tenu, et tient toujours, à les garder en prison, malgré le fait qu’eux aussi offrent toutes les garanties requises. Cette décision de les maintenir là où ils sont devrait donc être révisée dès que possible.

Il est consternant de voir que les garanties que peuvent offrir des détenus ne soient pas prises en considération avant la décision de détention préventive, et de savoir que les magistrats qui prennent ce genre de décisions cruciales pour les concernés soit soumis à des influences extérieures à la justice, comme par exemple les pressions médiatiques. Mais à partir du moment où l’intérêt médiatique retombe, ces juges reprennent leurs réflexions, sereinement, et parviennent aux bonnes décisions, en corrigeant les écarts passés.

Il ne nous appartient pas de confirmer ou d’infirmer les accusations qui pèsent sur Ibrahimi, Alioua et leurs compagnons d’infortune, mais franchement, on ne comprend pas très bien ce qui leur arrive…

Mots Clefs:
justice

À propos IBERGAG

Auteurs Anonyme contribuant a l'actualité sur le site communautaire http://ibergag.com

Laisser une réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *