L’ université HASSAN II en perte…

L’ université HASSAN II en perte…
0 commentaires, 01/04/2014, Par , Dans Couverture, Société

Lettre ouverte à qui de droit, pour vous dire vrai, je ne sais pas à qui l’adresser ni si elle sera lue mais je tente quand même le coup.

Je tenais par la présente à dénoncer ce que tout le monde sait déjà, ce que certains se résignent à ignorer parce qu’ils y trouvent sans doute leur compte ou par pur dépit parce qu’ils n’ont tout simplement pas le choix ni le pouvoir d’agir, du moins c’est ce qu’ils croient où ce que l’on continue à leur faire croire.
Par la présente, je tiens à dénoncer ce trafic qui se fait à l’université HASSAN II de Casablanca, lieu qui s’est voulu de savoir et d’enseignement et qui ne représente aujourd’hui rien de plus qu’un réseau de « mafieux » assoiffés de dirhams et dégoutés de leur métier.

Par la présente, je tiens à dénoncer ces corrompus qui n’ont plus aucun scrupule à demander de l’argent en échange de validation de modules ou même de diplômes.

La méritocratie vous dites ? Ce n’est plus du tout obligatoire tant que vous mettez la main dans la poche !
Je tiens à dénoncer ces bugs informatiques à répétition qui font disparaitre les notes des étudiants comme par magie, qui collent des zéros à tout bout de champs mais impossible de demander à vérifier sa copie sans s’attirer les foudres des enseignants et administratifs.

Je tiens à dénoncer une sécurité quasi absente, des locaux et amphis laissés à leurs propres sorts, les budgets, eux, ont d’autres projets plus personnels à assouvir !

Je tiens à dénoncer un corps administratif quasi absent, usé de son métier, dépourvu de toute valeur morale ou professionnelle. Je vous lance le défi de pouvoir joindre un fonctionnaire pendant ses horaires officiels de service ! Encore moins quand il fait trop froid, trop chaud, quand c’est le ramadan et j’en passe…

Les professeurs, eux, s’ennuient un peu, j’avoue que leur métier d’enseignement dans les écoles privées doit être bien plus passionnant et lucratif !

Quand ils nous font l’honneur de leur présence, il ne faut pas trop leur demander d’efforts d’investissement ni de finir leurs heures de cours et pour les plus patients des étudiants, il y’aura toujours les polycopies indigestes qui les attendent au centre copie pour essayer de déchiffrer eux-mêmes les cours !

Pour ma part, on me demande de me former et de me préparer à un marché de travail déjà stérile et pas très demandeur. Je ne demande que ça, mais venez d’abord jeter un coup d’œil à ce qui se passe à l’université HASSAN II de Casablanca !

Une étudiante, marocaine avant tout, qui a foi que les choses changent un jour.

À propos Siham Lazraq

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