Karim Ghellab ne se prive pas de distribué des primes même en temps de Crise

Karim Ghellab ne se prive pas de distribué des primes même en temps de Crise

La rigueur budgétaire n’est pas pour tous. En pleine crise économique, il y a des responsables qui trouvent la parade pour l’aggraver davantage en se montrant généreux avec leurs membres de cabinets, comme c’est le cas du président de la Chambre des représentants. 

Décidément, Karim Ghellab est encore sous les feux de la rampe. La semaine dernière, il l’était à cause de son altercation verbale avec le chef du gouvernement lors de la conférence sur le droit à l’accès à l’information et cette fois, il l’est pour sa « générosité » avec ses proches collaborateurs. Le président de la Chambre des représentants a décidé de leur octroyer, du budget de l’institution, des primes annuelles variant, selon bien entendu le degré de proximité, entre 110 000 et 140 000 DH.

Ghellab n’est pas le seul

Une largesse qui aurait pu passer inaperçue mais en ces temps de vaches maigres, elle risque de provoquer des grincements de dents. Dans son édition d’aujourd’hui, le quotidien Assabah avance que Ghellab aurait opposé un refus catégorique de négocier sa décision avec les membres du bureau de la 1er Chambre. Une instance composée de quatorze députés assumant les fonctions de vice-président (huit au total), deux comptables et trois questeurs. Il faut rappeler que le règlement intérieur du parlement a prévu dans son article 28, la constitution d’une commission de contrôle des finances de l’institution législative.

Le contexte de tension entre le PJD et l’Istiqlal, auquel appartient Ghellab, est de nature à davantage amplifier cette affaire de primes. Sachant qu’il y a pire. Les exemples ne manquent, d’ailleurs, pas. En octobre dernier, le président de la Chambre des conseillers a décidé d’augmenter les salaires de ses fonctionnaires, plus de 300, de 17%. Une mesure accompagnée, quelques mois plus tard, par un autre geste sonnant et trébuchant à l’égard de la gente féminine. A l’occasion de la journée mondiale de la femme, le 8 mars,  Mohamed Cheikh Biadillah a offert à ses 150 salariées des colliers en or.

En plein crise, des BMW pour les ministres

Avril dernier, alors que le chef de gouvernement, Abdelilah Benkirane, venait juste de décider d’amputer le budget d’investissement de 15 milliards de dh, il gratifie ses ministres par de nouvelles voitures. Des BMW série 5 dont le coût unitaire varie entre 500 et 800 000 DH.

Le département de la Jeunesse et des Sports a même demandé au ministère des Finances de lui accorder 39 autres véhicules supplémentaires de différentes marques destinés à ses délégués. Là aussi, il n’est pas le seul. Le parc public d’automobiles et de motos est estimé à plus de 110 000 unités. Pour une fois, le Maroc dépasse le Japon (environ 3000) et les Etats-Unis (72.000).

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À propos Ahmed Belaarej

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