Le général Abdelaziz Bennani soie disant agressée moralement à Paris !

Le général Abdelaziz Bennani soie disant agressée moralement à Paris !

Le Maroc a exprimé jeudi son « vif mécontentement » à la suite d’une « lâche agression morale », selon Rabat, dont a été victime la veille à Paris un général marocain hospitalisé dans la capitale française, dans un nouvel incident diplomatique entre les deux pays alliés.

L’ambassadeur de France à Rabat, Charles Fries, a été reçu par un haut responsable marocain « pour lui faire part du vif mécontentement du royaume à la suite de la lâche agression morale dont a été victime, la veille, le général de corps d’armée Abdelaziz Bennani dans sa chambre de l’hôpital parisien du Val-de-Grâce », a rapporté l’agence officielle MAP.

L’auteur est identifié comme étant « Mustapha Adib ». Il s’agit d’un ex-capitaine de l’armée emprisonné par le passé après avoir porté des accusations de corruption au sein de l’institution.

Dans un communiqué, le chef du gouvernement, Abdelilah Benkirane, a dénoncé un « acte de provocation ». Le général Bennani et sa famille ont été « outrageusement provoqués et agressés moralement dans l’enceinte de l’hôpital », a-t-il dit.

Contacté, M. Adib a de son côté affirmé avoir voulu rendre visite au général hospitalisé. « Mais elle n’a pas été autorisée et j’ai remis des fleurs et un mot », a-t-il avancé.

Selon l’agence MAP, les autorités françaises ont exprimé leur « sincère émotion par rapport à ce qui s’est produit et annoncé l’ouverture d' »une enquête par le ministère de la Défense ».

Sollicité depuis Paris, le ministère français des Affaires étrangères n’a pas réagi.

Cet incident intervient dans un contexte déjà tendu depuis plusieurs mois entre Paris et Rabat, deux pays alliés à la relation traditionnellement bien cadrée.

Les accords de coopération judiciaire ont été suspendus en début d’année par le Maroc à la suite du dépôt de plaintes à Paris, pour « torture » et « complicité de torture », visant le patron du contre-espionnage marocain, Abdelattif Hammouchi.

Rabat s’est notamment montré furieux de la venue, le 20 février, de policiers à la résidence de l’ambassadeur du Maroc pour apporter à M. Hammouchi –dont la présence à Paris avait été rapportée– une convocation d’un juge d’instruction.

Malgré un échange téléphonique entre le président français François Hollande et le roi Mohammed VI, le Maroc avait décidé dans la foulée la suspension des accords, dans l’attente de leur révision.

« L’acte inadmissible » de mercredi « risque de compliquer davantage le processus de normalisation des relations bilatérales », a estimé l’agence

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À propos Ahmed Belaarej

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