Festival international du film de Marrakech : Premier coup de clap de la douzième saison

Festival international du film de Marrakech : Premier coup de clap de la douzième saison

Premier coup de clap, vendredi soir, de la 12-ème édition du Festival International du Film de Marrakech (FIFM), qui investira durant une huitaine les salles et les couloirs du Palais des congrès de la Cité ocre.

Une belle brochette de personnalités de différents horizons, en particulier celles du monde de l’art et de la culture, ont pris part à la cérémonie d’ouverture de cette grande manifestation cinématographique, qui célèbre les meilleures productions nationales et internationales, dans leur diversité artistique et culturelle.

Coup de cÂœur de la soirée : le vibrant hommage rendu à la comédienne française Isabelle Huppert, qui a marqué de sa présence les salles obscures de l’Hexagone et ailleurs depuis le début des années 1970.

Emue de monter sur scène malgré sa longue expérience avec les projecteurs, Mlle Huppert a lancé, en toute humilité, que la grande récompense pour tout artiste est « d’aller à la rencontre du public » car « c’est l’amour du cinéma qui nous réunit ».

Présidé par le scénariste, réalisateur et producteur britannique John Boorman, le Jury de cette édition, a été invité à poser aux cotés de l’actrice française, après avoir annoncé l’ouverture officielle du festival.

Tour à tour, les membres ont fait cette annonce solennelle chacun dans sa langue maternelle. Le jury est composé du réalisateur marocain Jilali Ferhati, des comédiens britannique Gemma Arteton, canadienne Marie-josée Croz, italien Pierfracesco Favino, indienne Sharmila Tagore et français Lambert Wilson, ainsi que du scénariste coréen Jeon soo-il et du réalisateur américain James Gray.

John Boorman n’a pas manqué de souligner la particularité du FIFM qui se tient dans un pays constituant « une passerelle entre l’Europe et l’Afrique » et où « on peut expérimenter des vies et des cultures des deux continents ».

Autre moment fort de la cérémonie inaugurale, ce fut le spectacle de danse folklorique indienne venu tout droit de Bollywood. En effet, cette 12-ème édition mettra le cinéma indien à l’honneur.

Après avoir témoigné au cours des dernières années de l’éclectisme et de la richesse du septième art indien, cette édition porte le sceau du cinéma hindi, qui fête cette année son centenaire. Et pour cause : plus qu’une tradition, il existe entre le Maroc et le cinéma indien des liens profonds. Une importante délégation d’acteurs, réalisateurs et producteurs, conduite par Amitabh Bachchan, est vivement attendue.

Quinze films de nationalités différentes sont en lice pour l’Etoile d’Or/Grand Prix, le Prix du jury et ceux des meilleures interprétations masculine et féminine de cette édition du FIFM, placé sous le Haut Patronage de SM le Roi Mohammed VI.

Les longs métrages « Les Chevaux de Dieu » de Nabil Ayouch, et « Zéro » de Noureddine LaKhmari représenteront le Maroc en compétition officielle, qui verra aussi la projection des films « A Hijacking » (Danemark), « Camion » (Canada), « Flower Buds » (République Tchèque), « littel lion » (France), « Oh Boy » (Allemagne), « touch of the light » (Taiwan et Hong Kong), « the attack » (Liban, France et Belgique ), « Fatal » (Corée du sud), « Gone fishing » (Tailande), « I.D » (Inde), « mushrooming » (Estonie), « taboor » (Iran) et « Una Noche » (Etats-Unis, Royaume Uni et Cuba).

A l’instar de la dernière édition, la fondation du Festival organise aussi cette année le concours « cinécoles », une véritable plate-forme d’échanges entre professionnels et jeunes talents des instituts et écoles du cinéma marocain.

Des Master-Class sont aussi proposés à travers lesquels le Festival offre aux étudiants, au public de Marrakech et à tous les professionnels, une occasion exceptionnelle de traverser l’écran et de regarder le cinéma dans son processus de fabrication.

Après des sommités du septième art comme Francis Ford Coppola, Lee Changdong, Marco Bellochio et bien d’autres, c’est autour du réalisateur américain Daren Aronofsky, du réalisateur américain Jonathan Demme, du réalisateur italien Matteo Garrone, et du philippin Brillante Ma. Mendoza d’être au rendez-vous de ces Master Class programmés cette année.

Les organisateurs ont aussi pensé au public non et malvoyant. Ainsi, une série de films dédiés aux non et malvoyants seront projetés et des opérations de la cataracte organisées au profit de patients en provenance de toute la région de Marrakech-Tensift Al Haouz.

Mots Clefs:
Maroc

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