Espagne: Les associations « pro-Polisario » profitent de l’argent des contribuables et préfèrent perpétuer le conflit au Sahara

Espagne: Les associations « pro-Polisario » profitent de l’argent des contribuables et préfèrent perpétuer le conflit au Sahara

Les associations épousant la thèse du « Polisario » en Espagne profitent de l’argent des contribuables espagnols et préfèrent perpétuer le statu quo autour du conflit au Sahara, au lieu de contribuer à la recherche d’une solution réaliste à ce différend, souligne l’écrivain espagnol José Maria Lizundia, dans un nouvel ouvrage sur la question du Sahara.

Dans son livre, intitulé « El S?hara, perspectiva de revisi?n » (Le Sahara, perspective de révision), qui aborde différents aspects de la question du Sahara marocain, en particulier le soutien au Polisario dans la péninsule ibérique, M. Lizundia affirme que ces associations, qui disposent de fonds considérables, utilisent l’argent des contribuables espagnols à « des fins politiciennes et idéologiques ».

« Leur role principal est la solidarité idéologique et politicienne et non la solidarité humanitaire », dénonce-t-il dans cet ouvrage, présenté mardi soir à Santa Cruz de Tenerife, aux Iles Canaries, en présence de Vidal Manuel Garrido, Prix National de Journalisme et ancien directeur du journal la +Gaceta de Canaria+.

« Ces associations préfèrent perpétuer une situation dont la victime principale est la population des camps de Tindouf, au lieu de contribuer à la recherche d’une solution réaliste » au conflit, fait observer l’auteur, qui note au passage que le discours d’une soi-disant « dette historique » de l’Espagne à l’égard du Sahara est une « construction imaginaire sur laquelle est fondé tout l’édifice de solidarité de la société espagnole avec le Polisario ».

Pour l’écrivain, né à Bilbao en 1951 et qui vit depuis le début les années 80 à Tenerife, l’Espagne n’a pas « abandonné » ce qu’on appelle le « peuple du Sahara » et n’a aucune obligation de défendre ce territoire, contrairement aux pseudo-arguments avancés par ces associations.

Quant aux quelque militaires espagnols qui soutiennent les mêmes thèses, il s’agit, selon l’auteur de l’ouvrage, de « nostalgiques » qui ont servi sous la dictature franquiste et dont l’attitude anti-marocaine et le passé colonial ont même poussé un officier à défendre l’idée d’un « grand Etat sahraoui », englobant le Sahara, la Mauritanie et le Nord du Mali.

Le livre dénonce, par ailleurs, la position figée du Polisario, qui n’a pas changé de discours depuis plus de trois décennies. Il s’agit d’une organisation qui est « fondée sur un système de parti unique d’idéologie totalitaire et réductionniste », note l’écrivain espagnol, qui rappelle les actes terroristes commis contre des ressortissants espagnols, notamment des pêcheurs canariens, qu’il qualifie de « crimes passés sous silence » en Espagne.

Pour l’écrivain espagnol, avocat de profession et membre de l’Association canarienne des écrivains, la tenue d’un référendum que continuent de défendre ces associations en dépit de la confirmation de son inapplicabilité par les Nations unies, n’est plus une option envisageable, d’autant qu’il est impossible de définir le corps électoral et d’établir les listes des personnes habilitées à participer à une éventuelle consultation.

Le conflit du Sahara dit « occidental » est un conflit artificiel imposé au Maroc par l’Algérie. Le Polisario, un mouvement séparatiste soutenu par le pouvoir algérien, revendique la création d’un Etat factice au Maghreb. Cette situation bloque tous les efforts de la communauté internationale pour une solution du conflit basée sur une autonomie avancée dans un cadre souverain marocain et une intégration économique et sécuritaire régionale.

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