Entre 3 et 6 ans de prison contre les gardes-côtes grecs qui ont torturé des marocains

Entre 3 et 6 ans de prison contre les gardes-côtes grecs qui ont torturé des marocains

Six ans après les faits, deux gardes-côtes grecs ont été condamnés à de la prison pour avoir torturé deux migrants marocains sur l’île de Chios (est) en 2007, a indiqué mardi l’agence de presse grecque ANA.

L’exécution des peines, de respectivement trois et six ans de prison, est suspendue à la décision qui sera rendue lorsque l’affaire sera jugée en appel, à une date qui n’est pas encore connue, selon l’agence ANA (semi-officielle).

Les deux gardes-côtes étaient accusés de tortures et traitements dégradants sur deux migrants marocains. L’un deux a décrit à l’audience comment les agents lui avaient plongé la tête dans l’eau jusqu’à l’étouffement et s’étaient livrés à un simulacre d’exécution.

Un troisième garde-côte a été relaxé.

Cette affaire avait été notamment été dénoncée dans un rapport de l’association allemande de défense des droits de l’homme Proasyl en 2007.

Le document, fruit d’une centaine d’entretiens avec des clandestins parvenus sur les îles grecques de Lesbos, Chios et Samos, à l’est de la mer Égée, faisait état de nombreux mauvais traitements de la part de fonctionnaires grecs, comme des crevaisons de canot pneumatique ou des abandons, sans eau, ni nourriture, dans des endroits déserts.

La Grèce est l’une des principales portes d’entrée dans l’Union européenne d’immigrants en provenance des pays pauvres ou théâtres d’un conflit d’Afrique, du Proche-Orient et du sous-continent indien. La mer Egée, qui sépare la Grèce de la Turquie, est l’une des voies utilisées depuis plus de dix ans par les migrants.

À propos Ahmed Belaarej

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