Energies renouvelables : L’avenir du Maroc

Energies renouvelables : L’avenir du Maroc

Les Energies renouvelables, en particulier l’éolien, sont parmi les secteurs identifiés par le Maroc dans le cadre du « modèle de développement » qu’il vient de présenter pour la région  du Sahara, a affirmé mercredi un haut responsable marocain.

Le Conseil économique, social et environnemental (CESE), un organisme institutionnel, a publié vendredi dernier un programme de développement sur 10 ans pour le Sahara.

Il prévoit de mobiliser 140 milliards de dirhams (13,2 mds d’euros), en déterminant des pôles économiques et en favorisant l’investissement privé.

Parmi les secteurs ciblés figure celui des énergies renouvelables, en premier lieu l’éolien, a souligné  le président du CESE, Nizar Baraka.

« Il y a des vitesses de vent extraordinaires (…) et cela pourrait constituer un véritable moteur de croissance économique » pour la région, a-t-il avancé.

Le Maroc a déjà entrepris la construction du plus grand parc éolien d’Afrique, à Tarfaya, à proximité immédiate de la limite géographique entre le sud marocain et le Sahara.

D’une puissance de 300 mégawatts –de quoi subvenir aux besoins de centaines de milliers d’habitants–, ce parc de 131 éoliennes entrera en service l’an prochain.

« On va aller au-delà, nous avons déjà identifié un certain nombre de sites qui peuvent être construits dans le cadre de partenariat public-privé », a déclaré M. Baraka.

Dépourvu à ce jour d’importantes réserves en hydrocarbures, le Maroc s’est fixé pour objectif de couvrir 42% de ses besoins grâce aux énergies renouvelables en 2020.

Mais Nizar Baraka a noté que les projets éoliens s’inscriraient aussi dans la logique de faire du Sahara un « hub africain ».

« Notre objectif est de développer une interconnexion (…) pour aller vers la Mauritanie et Dakar et en faire une zone exportatrice d’électricité », a-t-il dit.

Les principales ressources actuelles du Sahara , sont le phosphate et la pêche.

Les détracteurs du Maroc l’accusent d’exploiter ces ressources à son profit, ce qu’il réfute.

« Les transferts de l’Etat vers le (Sahara) sont largement supérieurs aux recettes issues » de la région, a lui-même plaidé M. Baraka. Avec le programme « de développement, les populations locales profiteront encore davantage des fruits de la croissance », a-t-il renchéri.

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