El Ouafa, a affirmé qu’il ne peut y avoir d’augmentation du prix du pain sans l’accord du gouvernement.

El Ouafa, a affirmé qu’il ne peut y avoir d’augmentation du prix du pain sans l’accord du gouvernement.

Le ministre délégué chargé des Affaires générales et de la Gouvernance, Mohamed El Ouafa, a affirmé, mercredi à Rabat, qu’il ne peut y avoir d’augmentation du prix du pain subventionné (1,20 dh le prix unitaire) sans l’accord du gouvernement.

M. El Ouafa, qui s’exprimait devant la presse, a indiqué que le chef du gouvernement tiendra dans les deux jours à venir une réunion avec un comité ministériel regroupant les secteurs concernés pour discuter de la situation actuelle marquée par l’ambition des propriétaires des boulangeries de revoir à la hausse le prix du pain.

Répondant à une question portant sur l’appel lancé par ceux qui revendiquent l’augmentation du prix du pain en se référant à la loi sur la liberté des prix et de la concurrence, le ministre a expliqué que la loi stipule que les prix sont fixés par chaque opérateur privé et dans le respect de la concurrence loyale, et que le même texte prohibe aussi les pratiques et actions concertées ou coalitions expresses ou tacites pour augmenter les prix et porter atteinte aux mécanismes et règles du marché et de la concurrence, notant à ce propos que le gouvernement va appliquer la loi avec rigueur.

M. El Ouafa s’est interrogé sur l’attachement de ceux qui revendiquent la hausse du prix du pain préparé à base de la farine subventionnée à continuer à fabriquer ce genre de produit si les prix actuels ne les conviennent pas, ajoutant que rien ne les y oblige.

Le ministre a relevé que les autorités publiques n’interviennent pas dans les autres produits des boulangeries (à l’exception du pain à base de la farine subventionnée).

Il a également tenu à préciser que la fabrication de produits bénéficiant d’une subvention impose des obligations, et donc aucune décision ne peut être prise de manière unilatérale concernant les prix de vente de ces produits.

La rencontre avec la presse, consacrée initialement aux nouveaux prix des produits pétroliers et au contrat programme liant le gouvernement et l’Office National de l’Electricité et de l’Eau potable (ONEE), a été l’occasion pour fournir des données concernant la farine subventionnée.

Ainsi, il a été souligné notamment que le quota annuel de la farine subventionnée a atteint en 2014 un total de 8,6 millions de quintaux, soit la même quantité que l’année précédente.

Il ressort aussi des données que les coûts de compensation destinés à la subvention du blé importé orienté pour la production de la farine de luxe se sont chiffrés en 2013 à 991 millions de dirhams, alors que la valeur de la subvention de la farine nationale subventionnée (la différence entre le prix fixé et le coût) était de 1341millions de dirhams en 2013.

En comptabilisant tous les frais (transport du blé dur, les frais de stockage,…) le montant global de la subvention au titre de l’année 2013 s’élève à 2886,65 millions de dirhams.

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Maroc

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