Egypte: Début du vote pour le premier tour de la présidentielle

Egypte: Début du vote pour le premier tour de la présidentielle

Les bureaux de vote ont ouvert mercredi en Egypte pour le premier tour de la présidentielle, afin de permettre aux électeurs de désigner, parmi les treize candidats en lice, le successeur de Hosni Moubarak, qui a été contraint de quitter ses fonctions en 2011 après 30 ans au pouvoir.

Les bureaux de vote ont été ouverts à 08H00 (HL) (06H00GMT) et devront fermer à 18H00.

Au total, quelque 51 millions d’Egyptiens (sur une population de 90 millions) sont appelés aux urnes ces deux jours avec, si aucun candidat n’obtient la majorité absolue, un second tour les 16 et 17 juin.

Le vote des expatriés pour le premier tour s’est tenu du 11 au 17 mai dans les ambassades et consulats d’Egypte.

Quelque 13.099 bureaux de vote et un comité judiciaire central dans chaque gouvernorat ont été mis en place dans le cadre de cette échéance, jugée cruciale dans un pays qui vit dans l’instabilité depuis plusieurs mois.

La campagne pour l’élection présidentielle en Egypte s’est cloturée dimanche à minuit pour 48 heures de « silence électoral » avant ce premier tour.

Lors de ces élections, 13 candidats représentant les islamistes, les libéraux, mais aussi d’anciens militaires ou encore des fidèles du régime Moubarak sont en lice pour briguer la présidence.

Parmi les candidats indépendants figurent Amr Moussa, ex-secrétaire général de la Ligue arabe et ancien chef de la diplomatie égyptienne, Ahmad Chafik, ancien ministre de l’aviation civile et qui fut nommé Premier ministre par Moubarak quelques jours avant sa chute du pouvoir et Abdelmoneim Aboufoutouh, cadre réformiste des Frères musulmans, ainsi que Salim Al Awwa, Mahmoud Hossam, Hamdine Sabahi et Khaled Ali.

Mohamed Morsi du parti de la Liberté et de la Justice, Abou Ezz Hariri de l’alliance populaire socialiste, Mohamed Fawzi Aissa du parti de la génération démocratique, Hossam Khaïrallah du parti de la paix démocratique, Hicham Bastaouissi du parti du rassemblement national, progressiste et unioniste, Abdallah Al Achaal du parti de l’authenticité participent également à ce marathon présidentiel.

Les résultats du premier tour doivent être officiellement annoncés le 27 mai, ceux du second le 21 juin.

De nombreuses ONG égyptiennes et étrangères ont été autorisées à surveiller le déroulement des élections qui se tiennent sous la supervision de 14.500 magistrats, dont 1200 femmes.

Pour la première fois, ces organisations ont été autorisées à superviser toutes les étapes de l’élection présidentielle en Egypte, depuis la campagne électorale jusqu’au décompte des voix.

Quelque 65.000 personnes ont été également mobilisées pour assurer le succès de ce scrutin, d’après la haute commission électorale, qui a fait état d’une étroite collaboration avec les forces armées pour sécuriser l’opération électorale, notamment les bureaux de vote et le transport des urnes.

Selon le calendrier officiel, le dépouillement doit être achevé samedi et les résultats proclamés mardi prochain, le temps d’examiner d’éventuels appels des candidats.

Pour garantir un taux de participation élevée, le Conseil suprême des forces armées (CSFA), au pouvoir a appelé mardi les Egyptiens à se rendre massivement aux urnes, en mettant en garde contre toute « violation ».

« La participation des citoyens à l’élection présidentielle est la meilleure garantie de la transparence et de la sécurité du processus électoral », a déclaré Mohammed Assar, membre du Conseil militaire cité par l’agence officielle Mena.

« Nous ne permettrons aucune violation ou tentative d’influer sur le processus électoral ou les électeurs », a-t-il affirmé, en ajoutant que les autorités feraient face « avec fermeté et détermination » à toute personne violant la loi.

Le Premier ministre Kamal El-Ganzouri a de son coté demandé à la population de « rester unie pour assurer la réussite de ce processus électoral et accepter la décision de la majorité qui sortira des urnes ».

Il a espéré que le scrutin « se déroule dans le calme », en appelant candidats et forces politiques « à demander à leurs partisans de respecter la volonté des autres ».

Cette élection présidentielle, la première à se tenir sous l’ère de la révolution, devra aboutir à la remise du pouvoir à une autorité élue et au retour des militaires aux casernes avant fin juin.

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