Des chercheurs marocains poursuivent la Banque mondiale en justice

Des chercheurs marocains poursuivent la Banque mondiale en justice

Un procès opposant des chercheurs marocains à la Banque mondiale, accusée d’avoir falsifié les données d’une étude sur les revenus des agriculteurs, a été reporté pour la seconde fois, et la prochaine audience aura lieu le 19 février, a-t-on appris mercredi de source judiciaire.

Les trois universitaires marocains ont porté plainte contre le bureau de la Banque mondiale à Rabat pour « faux, usage de faux et usurpation de biens ». Ils accusent l’instance internationale d’avoir « falsifié les chiffres sur des revenus, que nous avions établis après enquête dans le monde rural », selon l’un des plaignants, l’économiste Najib Akesbi, joint par téléphone.

« Nos chiffres ont tout simplement été gonflés dans le rapport de la Banque mondiale pour des raisons que je ne connais pas de manière précise », a-t-il ajouté.

« L’objectif de notre plainte est surtout de provoquer un débat sur le contenu de ces rapports et sur leur fiabilité », selon M. Akesbi.

Lors de l’audience de mercredi matin, le procès a aussitôt été reporté au 19 février, sur décision du président du tribunal « en raison de l’absence des avocats de la Banque mondiale », a indiqué Me Abderrahim Jamaï, l’avocat des chercheurs.

« Une convocation leur a été adressée par le tribunal pour qu’ils se présentent à la prochaine audience », a-t-il précisé.

Contacté par l’AFP, le bureau de la Banque mondiale à Rabat était injoignable.

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