Cybercriminalité : Le Maroc est 3 fois vulnérable aux piratage informatique

Cybercriminalité : Le Maroc est 3 fois vulnérable aux piratage informatique
0 commentaires, 10/09/2013, Par , Dans Economie

Le Maroc est 3,5 fois plus vulnérable aux logiciels malveillants que la moyenne mondiale, selon des statistiques de Microsoft citées par le  directeur général de cette géante société d’informatique au Maroc, Samir Benmakhlouf.
Un logiciel « malveillant » ou « criminel » est un programme développé dans le but de nuire à un système informatique, sans le consentement de l’utilisateur infecté. Il peut inclure tout programme entrant dans la catégorie des bots, des programmes d’enregistrement des frappes clavier, des logiciels espions, des portes dérobées et des chevaux de Troie.

Cette vulnérabilité est principalement due « au fait que la majorité des logiciels utilisés ne sont pas de sources originale », a expliqué M. Benmakhlouf dans un entretien publié mardi par le quotidien +L’Economiste+.

« Il s’agit de logiciels piratés qui contiennent des virus capables de récupérer des mots de passe ou des numéros de cartes de crédits », a-t-il précisé, regrettant que certains usagers et quelques responsables informatiques « ne mesurent pas l’ampleur du risque qu’ils encourent », surtout quand « ils essaient de se débrouiller avec les moyens du bord ».

Il a appelé, à cet égard, à prendre au sérieux les questions sécuritaires des systèmes d’informations, rassurant que l’Etat a mis en place un Cert (Computer emergency response team), il y’a près de deux ans, qui permet de détecter les attaques et d’y faire face.

Microsoft avait signé une convention avec l’Etat en vue de partager son expérience en la matière, a-t-il rappelé, soulignant l’importance d’un cert national qui doit prendre en charge les administrations publiques et les entreprises.

Evoquant les solutions à ces problèmes sécuritaires, le DG de Microsoft au Maroc a indiqué qu’il faut « contrôler l’accès aux serveurs physiquement et virtuellement, s’assurer de la source des logiciels acquis et veiller à les accompagner de bonnes pratiques préconisées par l’éditeur ».

Il a aussi mis l’accent sur la nécessité de mettre en place des procédures « bien ficelées » en matière d’installation et de maintenance des programmes, rappelant que  plus de 90 pc des intrusions malveillantes sont de source interne à l’entreprise.

Le conseil de gouvernement avait adopté un projet de loi approuvant la Convention internationale sur la cybercriminalité tenue à Budapest le 23 novembre 2001 et le Protocole additionnel à ladite convention, conclu à Strasbourg le 28 janvier 2003.

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Maroc

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