Course aux Armements Maroc-Algérie : De nouveaux chasseurs bombardiers pour l’Algérie

Course aux Armements Maroc-Algérie : De nouveaux chasseurs bombardiers pour l’Algérie

Le Maroc s’est dotée de chasseur-bombardier F16bloc52+, mais l’Algérie, son éternelle rivale, ne dispose plus que de chasseurs près pour la retraite. Il est donc très probable qu’elle investisse prochainement : soit dans des Rafales français, soit dans des Gripen suédois.

La mise en service par le Maroc du chasseur-bombardier F16bloc52+ offre une suprématie technologique indiscutable aux Forces Royales Air (FRA) par rapport à l’AAF (Algérie). L’avion de chasse algérien le plus récent est le SU30MK, doté d’une surface allaire gigantesque qui aggrave sa signature radar (Radar Cross Section RCS). Selon des sources concordantes, elles dépassent 20m² contre une discrétion remarquable du F16 marocain dont la RCS ne frole pas 1m² le rendant difficilement détectable de loin. Une disposition qui lui offre l’avantage de « first-look » (voir en premier), « first-shoot » (frapper en premier) et « first-kill » (tuer en premier) et ce grâce au missile air-air moyenne portée AIM120C7. Sa portée (~90km) et sa technologie dépassent de loin la contre partie russe en dotation chez l’AAF à savoir le R77E (~50km). De plus les capacités de guerre électronique du F16, grâce à sa suite électronique ACES de Raytheon, en plus de ses capacités air-sol redoutables, grâce principalement à la nacelle de désignation laser Sniper XR, n’ont pas de contrepartie dans l’industrie militaire russe.

De ce fait, pour espérer se mesurer aux capacités offensives pointues du F16bloc52+ marocain, les Algériens n’auront de choix que de se tourner vers l’occident pour miser soit sur le Rafale français, soit opter pour le rapprochement algero-allemand en vue la commande du EF2000 typhoon ou bien faire appel aux Suédois pour l’acquisition du Gripen.

D’autres raisons peuvent motiver une telle décision d’achat : les MIG25 Foxbat et MIG29S Fulcrum arrivent à leur fin de vie, d’où la nécessité d’un nouvel intercepteur pour défendre la bande cotière algérienne et assister les batteries S300PMU2 dans la protection des sites névralgiques algériens.

–          Le cas du Rafale français : le régime algérien tente, depuis l’accès au pouvoir de Bouteflika, de limiter l’influence française dans le pays. L’Algérie accuse la France de favoriser le Maroc et de partialité en ce qui concerne la question du Sahara. Opter donc pour le Rafale de l’ex-colonisateur n’est pas très envisageable, vu les tensions qui règnent depuis presque une décennie entre les deux pays. De plus, si même les Français donnent des gages et acceptent de vendre le Rafale aux Algériens, le chasseur sera très limité si on le prive de la Liaison 16 (L16), système Otanien d’échanges de données tactique qui sert de multiplicateur force et offre une protection 360° au chasseur.

Ce système ne peut être transféré aux Algériens que suite à un accord de la part des Etats-Unis qui ne manqueront pas de s’y opposer vu que cela menacera un de leurs alliés majeurs : le Maroc. En mettant de coté les entraves politiques qui risquent d’empêcher un tel contrat, le Rafale comme avion de chasse est un biréacteur doté d’une grande autonomie le rendant parfaitement adapté à l’Algérie. De plus c’est un chasseur Omnirole destiné, grâce à ses équipements, à remplir plusieurs missions Air-Air, Air-Sol, Air-Mer. La prochaine visite du président français François Hollande en Algérie pourrait cacher, à ce stade, plusieurs surprises.

–          Le cas du Gripen Suédois : les Suédois sont connus pour être hostiles à la marocanité du Sahara vu la sensibilité de leur opinion publique à toute question relative aux droits de l’homme. Les Algériens ont commencé à s’ouvrir à l’industrie militaire suédoise notamment par la commande récemment d’un réducteur de signature infrarouge « Baracuda » pour équiper le char de combat algérien T90S visant à le rendre plus discret et moins exposé aux senseurs électro-optiques des FAR notamment le futur FLIR (forward looking infrared) TIS Gen II du futur Abrams M1A1SA marocain.

Le JAS-39 Gripen est un monoréacteur dont le rayon d’action modeste ne peut suffire pour un territoire aussi vaste que celui de l’Algérie, l’AAF a pour tradition d’opter pour des Biréacteurs pour la défense de son ciel. De plus le Gripen comporte une panoplie de composantes américaines voire israéliennes nécessitant leur accord préalable  pour un transfert à l’Algérie. Chose difficilement réalisable vu la méfiance de l’Algérie et son refus des clauses de « end user » (consommateur final) et d’inspection qu’imposent les Américains pour la protection de leur technologie et pour empêcher qu’elle soit transférée par le pays client aux rivaux des Etats-Unis notamment la Chine et la Russie.

En cas de réalisation du contrat du Gripen ou Rafale algérien, le Maghreb verra l’introduction du premier avion de chasse équipé d’un radar à antenne active AESA, en plus de l’introduction du premier missile Air-Air avec un stratoréacteur (ramjet) en le missile METEOR de MBDA qui équipe aussi bien le Rafale, le Gripen et le EF2000. La réaction présumé du Maroc sera sans doute de passer à la technologie AESA avec l’équipement de la flotte F16 marocaine soit du radar SABR de  Northrop-Grumman ou RACR de Raytheon qui tous deux sont des radars AESA offert pour la modernisation des F16, à cela il faut ajouter le AIM120D la dernière version du AMRAAM américain qui est doté également d’un stratoréacteur, ce qui augmentera largement les capacités de combat BVR (beyond visual range) du F16 et le mettra à la hauteur que cela soit du Rafale, du Gripen NG voire de l’EF2000.

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Maroc

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